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100 jours de gouvernance de Romuald Wadagni : à Zakpota, l’Association Presse pour les Pauvres ouvre le dialogue avec les populations d’Akadjamey

Par LTC Admin - 06/10/2026
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100 jours de gouvernance de Romuald Wadagni : à Zakpota, l’Association Presse pour les Pauvres ouvre le dialogue avec les populations d’Akadjamey

De la célébration au dialogue citoyen, la rencontre organisée à Akadjamey a surtout permis aux populations de faire entendre leurs préoccupations sur l’eau, les pistes rurales, l’électricité et l’autonomisation économique des femmes.


Le village d’Akadjamey, dans l’arrondissement d’Assanlin, commune de Zakpota, dans le département du Zou, a été le théâtre, ce mercredi 30 septembre 2026, d’une rencontre citoyenne autour des 100 premiers jours de gouvernance du Président Romuald Wadagni. À l’initiative de l’Association Presse pour les Pauvres (APP), cette activité, organisée en différé, avait officiellement pour objectif de marquer cette étape de la nouvelle gouvernance.


Mais au-delà de la célébration, la rencontre a rapidement pris la forme d’un espace d’échanges directs entre les populations et les responsables de l’initiative. Une démarche qui a permis de mettre en lumière les attentes et les difficultés auxquelles sont confrontées les communautés rurales.


Une mobilisation autour du développement des communautés rurales


À Akadjamey, les populations ont réservé un accueil chaleureux à Alain Affédjou, président de l’Association Presse pour les Pauvres. Filles et fils de la localité, membres du comité d’organisation et autorités communautaires se sont mobilisés pour cette rencontre.


Dans son intervention, le président de l’APP est revenu sur la philosophie de son organisation, créée en 2013 avec l’ambition de mettre la presse au service des populations vulnérables et de donner davantage de visibilité aux préoccupations des personnes qui disposent de peu de moyens pour faire entendre leur voix.


Pour Alain Affédjou, la présence de l’association dans cette localité rurale répond précisément à cette vocation : rapprocher la parole publique des réalités vécues dans les villages et contribuer à faire remonter les préoccupations des populations vers les centres de décision.


L’initiative a également été présentée comme une manière de mettre en avant les orientations de la nouvelle gouvernance, notamment celles relatives à la lutte contre la pauvreté et au développement des zones rurales. Selon les propos rapportés par Matin Libre, Alain Affédjou estime que l’accent mis sur les communautés rurales rejoint les objectifs poursuivis par son association.


Les populations prennent la parole


C’est sans doute l’un des principaux enseignements de cette rencontre. Ce qui devait être une célébration des 100 jours s’est transformé en tribune d’expression pour les habitants d’Akadjamey.


Loin de se limiter aux appréciations générales sur l’action gouvernementale, les populations ont exposé plusieurs difficultés concrètes qui affectent leur quotidien.


Parmi les préoccupations soulevées figurent notamment l’accès à l’eau potable, l’état des pistes rurales, l’électrification des zones concernées ainsi que les besoins d’accompagnement des femmes dans leurs activités économiques.



Les habitants ont notamment fait état de difficultés liées à l’évacuation des produits agricoles en raison de l’état des voies rurales. Dans une zone où l’agriculture occupe une place importante dans les activités économiques, la qualité des pistes constitue en effet un enjeu majeur pour l’acheminement des productions vers les marchés.


Autre préoccupation évoquée : l’électricité. Des poteaux auraient été installés dans certaines zones, mais leur mise en service demeure attendue par les populations concernées. Cette situation alimente naturellement les attentes des habitants, qui souhaitent voir les investissements réalisés déboucher sur des services effectivement disponibles.


L’eau, une priorité pour les communautés


La question de l’eau potable s’est également imposée dans les échanges.


Dans les zones rurales, l’accès régulier à une eau de qualité demeure une préoccupation essentielle, tant pour les ménages que pour les activités économiques et agricoles. À Akadjamey, les populations ont ainsi profité de la rencontre pour attirer l’attention sur cette difficulté.


Cette prise de parole donne à la célébration des 100 jours une dimension différente : celle d’un bilan qui ne se limite pas aux réalisations institutionnelles, mais qui invite également à regarder les conditions concrètes de vie des citoyens.


Car pour les populations, l’évaluation d’une politique publique se fait aussi à partir de questions très simples : peut-on avoir accès à l’eau ? Les routes permettent-elles d’écouler les productions ? L’électricité arrive-t-elle effectivement dans les foyers ? Les femmes disposent-elles des moyens nécessaires pour développer leurs activités ?


Les femmes demandent davantage d’accompagnement


La rencontre a également permis de mettre en évidence les attentes des femmes de la localité.


Celles-ci souhaitent notamment bénéficier d’un accompagnement permettant de renforcer leurs activités génératrices de revenus (AGR). Une demande qui traduit une réalité importante du développement rural : l’autonomisation économique des femmes constitue un levier essentiel pour améliorer les revenus des ménages et renforcer la résilience des communautés.


Au-delà de l’aide ponctuelle, les attentes exprimées renvoient ainsi à la nécessité d’un accompagnement durable : accès au financement, équipements, formation, transformation des produits agricoles et débouchés commerciaux.


Pour l’Association Presse pour les Pauvres, ces préoccupations doivent être portées auprès des autorités compétentes afin que les réponses appropriées puissent être envisagées.


L’APP veut jouer le rôle de relais entre les populations et les décideurs


La démarche de l’Association Presse pour les Pauvres repose donc sur un principe : aller au contact des populations et faire remonter leurs préoccupations.


Dans cette logique, la rencontre d’Akadjamey ne s’est pas limitée à un discours de circonstance. Elle a permis de recueillir directement les attentes d’une communauté rurale et de les inscrire dans le débat sur les priorités du développement.


Alain Affédjou a ainsi indiqué que l’association entend continuer à vulgariser les actions susceptibles d’améliorer les conditions de vie dans les zones rurales, tout en portant la voix des populations auprès des autorités.


Cette approche donne à l’initiative une double dimension : communication sur l’action publique et écoute des citoyens.


Entre espoir et attentes, Akadjamey interpelle la gouvernance


Si plusieurs interventions ont exprimé de l’espoir quant aux premières orientations de la gouvernance de Romuald Wadagni, les échanges ont surtout montré que les populations attendent désormais des réponses concrètes à leurs difficultés quotidiennes.


L’adhésion exprimée par certains participants ne fait donc pas disparaître les doléances. Au contraire, la rencontre montre que l’attente des communautés rurales porte précisément sur la traduction des orientations politiques en améliorations visibles dans leur environnement immédiat.


Dans son intervention, Alain Affédjou a appelé le chef de l’État à poursuivre les initiatives en faveur de la lutte contre la pauvreté et du développement rural, affirmant que l’Association Presse pour les Pauvres entend continuer à accompagner et à relayer les actions allant dans le sens du bien-être des populations rurales.


Une célébration qui prend la forme d’un rendez-vous citoyen


À Akadjamey, les 100 jours de gouvernance de Romuald Wadagni auront donc été célébrés d’une manière particulière.


Au lieu d’une simple cérémonie commémorative, l’initiative a permis de créer un espace de dialogue où les populations ont pu exprimer leurs attentes, leurs difficultés et leurs espoirs.


Cette démarche rappelle surtout une réalité fondamentale : au-delà des statistiques, des programmes et des discours officiels, la réussite d’une politique publique se mesure également dans la vie quotidienne des citoyens.



À Zakpota, les populations ont clairement posé leurs priorités : l’eau potable, les infrastructures rurales, l’électricité et l’autonomisation économique.


La balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics et des acteurs concernés pour transformer ces attentes exprimées sur le terrain en réponses concrètes.


L’expérience d’Akadjamey montre ainsi que les rendez-vous consacrés au bilan d’une gouvernance peuvent également devenir des moments privilégiés d’écoute citoyenne. Et dans les zones rurales, cette écoute apparaît comme un élément essentiel pour mieux comprendre les réalités du terrain et orienter les politiques publiques vers les besoins effectivement ressentis par les communautés.

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