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Abstention croissante : le débat sur l’obligation du vote relancé au Bénin

Par LTC Admin - 24/02/2026
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*Les élections au Bénin* 


*Un devoir civique à rendre obligatoire ou non ?*


*_Depuis la présidentielle de 2016 (66,05 % au 1er tour et 64,69 % au 2nd), le taux de participation aux élections au Bénin connaît une baisse notable. Les législatives de 2019 ont enregistré seulement 27,12 %, les communales de 2020 : 49,14 %, la présidentielle de 2021 : 50,63 %, les législatives de 2023 : 37,79 %, et les élections générales du 11 janvier 2026 : 36,74 %._*


*Une mobilisation électorale en baisse*


Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation.

Sur le plan politique, les réformes engagées sous le régime de Patrice Talon sont diversement appréciées. Certains estiment qu’elles ont réduit la compétitivité politique, ce qui aurait démobilisé une partie de l’électorat. Aussi parle-t-on d’élections exclusives ?


Sur le plan socio-économique, le chômage et les difficultés quotidiennes poussent des citoyens à douter de l’impact réel de leur vote sur leurs conditions de vie.


Enfin, la méfiance envers la classe politique et les querelles partisanes renforcent l’idée, chez certains, que « voter ne servirait à rien et ne changerait rien ».


*Un devoir civique à rendre obligatoire ou non ?*


Pourtant, le vote demeure l’expression première de la souveraineté populaire notamment dans les systèmes démocratiques. Au vu des développements effectués, une question revient : voter ou ne pas voter? 

Ne pas voter, c’est laisser d’autres décider à votre place. Et que se passerait-il si par extraordinaire, le taux de bulletins nuls et d’abstention dominaient le taux de suffrages exprimés ? Si le bulletin est un vote exprimé, qu’en est-il de l’abstention ? 

Dès lors, faut-il rendre le vote obligatoire pour renforcer la démocratie, ou faut-il accepter que l’abstention devienne une norme silencieuse ?


La question mérite un débat national.


*Kolawolé Maxime SANNY*

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