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Accès universel à l’eau : le Bénin présente ses réformes au Symposium de Kigali

Par LTC Admin - 21/08/2026
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Accès universel à l’eau potable

   

À Kigali, le Bénin expose son modèle de réussite 


Du 17 au 21 août 2026, Kigali accueille le Symposium sur le leadership des systèmes d’eau et d’assainissement, où décideurs, financiers, régulateurs et opérateurs africains s’attachent à dégager des solutions durables aux défis hydriques du continent. Dans ce cadre, le Bénin, représenté par l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR), s’impose comme une référence. Il met en avant la transformation de ses systèmes d’eau, ses réformes tarifaires et la professionnalisation de la gestion dans les petites villes et les zones rurales, illustrant ainsi une approche résolument tournée vers la performance et la résilience des services.


Cette référence repose sur des résultats tangibles et une rupture méthodologique. En effet, le taux de desserte en eau potable en milieu rural est passé de 42 % en 2017 à 84,3 % à fin décembre 2025. Dès lors, le Bénin a abandonné la logique de simple multiplication des points d’eau au profit de systèmes d’approvisionnement en eau potable multi-villages (SAEPmV), conçus pour couvrir des territoires plus vastes et assurer un service structuré. Cette stratégie intègre par ailleurs les branchements des ménages, l’exploitation des réseaux, la maintenance, le suivi des performances et le contrôle de la qualité. À titre d’illustration, au second semestre 2025, 26 nouveaux ouvrages ont été réceptionnés et 57 adductions villageoises réhabilitées, tandis que des contrôles sanitaires ont été engagés. 


Toutefois, au-delà de l’extension des infrastructures, l’enjeu central demeure la pérennité du service. C’est pourquoi le Bénin a engagé une réforme de la gouvernance fondée sur la contractualisation avec des opérateurs professionnels, le suivi des performances et le déploiement d’outils numériques. L’objectif est de faire basculer l’eau potable du statut d’équipement disponible à celui de véritable service public, avec des responsabilités claires et des obligations de résultats. De même, la soutenabilité financière constitue un pilier indissociable de cette mutation. La réforme tarifaire vise ainsi à concilier le coût réel du service, la capacité contributive des ménages et la protection des plus vulnérables, tout en offrant aux partenaires financiers la visibilité nécessaire sur les coûts, les recettes et les besoins d’investissement.


L’expérience béninoise produit en réalité des effets directs sur les conditions de vie des populations rurales. L’extension des réseaux rapproche l’eau des ménages, réduit la dépendance à des sources précaires et allège la corvée d’eau, notamment pour les femmes et les enfants. Elle exerce en outre des retombées positives sur la santé, la scolarisation et les activités économiques. Néanmoins, l’accroissement de la couverture ne saurait suffire. Il importe désormais de consolider ces acquis en garantissant durablement la qualité, la disponibilité et la continuité du service, condition sine qua non pour que le modèle béninois nourrisse utilement les débats africains sur l’accès universel à l’eau.


YA

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