Accra suspend les permis de port d’armes : une réforme sécuritaire d’envergure
Le gouvernement ghanéen a annoncé la suspension immédiate de tous les permis de port d’armes dans la capitale Accra et sur l’ensemble du territoire national. Cette décision, rendue publique par le ministre de l’Intérieur, intervient dans un contexte marqué par une recrudescence d’incidents impliquant des armes à feu, dont plusieurs suicides et des conflits privés ayant dégénéré en fusillades.
Selon les autorités, le système actuel de délivrance des licences présentait de graves lacunes, se limitant à une simple vérification des antécédents judiciaires. Désormais, tout détenteur d’arme devra se soumettre à un processus de renouvellement rigoureux comprenant une évaluation de santé mentale certifiée par l’Autorité de santé mentale, un dépistage de drogues supervisé par la Commission de contrôle des stupéfiants, ainsi qu’une formation obligatoire au maniement des armes.
Les citoyens disposent d’un délai de trois mois pour se présenter au Service de police du Ghana et entamer la procédure de renouvellement. Passé ce délai, les armes non conformes seront confisquées. Le gouvernement insiste sur le fait que cette réforme vise à renforcer la sécurité nationale, responsabiliser les détenteurs d’armes et prévenir les abus.
Cette mesure, qualifiée de « radicale mais nécessaire », marque une étape importante dans la réorganisation du système de gestion des armes à feu au Ghana. Elle illustre la volonté des autorités de placer la protection des citoyens au cœur de leurs priorités, tout en envoyant un signal fort contre l’usage irresponsable des armes.
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