Agriculture béninoise : produire plus et transformer sur place, le mot d’ordre du gouvernement
Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN en tournée dans les Collines et au Nord
Paouignan, 13 juin 2026 – Au cœur des Collines, le chantier de l’unité de transformation du manioc progresse rapidement. C’est là que le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN, a lancé une tournée de trois jours qui l’a conduit de Paouignan à Glazoué, puis à Parakou. Partout, le même mot d’ordre, porté par le chef de l’État Romuald WADAGNI : produire davantage et transformer localement.
Une agriculture au service de la souveraineté
Le ministre a rappelé que l’agriculture ne se limite pas à un enjeu économique. Elle relève aussi de la sécurité sociale et nationale. Les producteurs doivent en tirer dignité et revenus. L’objectif affiché est clair : atteindre la souveraineté agricole et garantir la sécurité alimentaire, en plaçant la transformation locale au cœur de la stratégie.
Filière anacarde : sécuriser la matière première
Avec son Directeur de cabinet, Dossa AGUÈMON, et la Secrétaire générale du ministère, Madeleine LAFIA MORA, le ministre a échangé avec la Fédération nationale des producteurs d’anacarde et celle des collecteurs et transporteurs. Le défi est de sécuriser la noix de cajou pour les usines locales, alors qu’une partie des récoltes continue de partir frauduleusement vers les pays voisins.
Riz : un troisième site annoncé à Dangbo
Le groupe Premium, déjà implanté à Malanville et Glazoué avec une capacité de 300 000 tonnes de paddy transformé par an, a annoncé la construction d’une troisième unité à Dangbo, portant la capacité totale à 500 000 tonnes. Le ministre a insisté : « Notre grand défi est de sécuriser la matière première pour ces usines. »
Manioc : un modèle de cogestion innovant
À Paouignan, le Projet d’Appui au Développement agricole et à l’Accès au marché (Padaam) achève une unité de transformation du manioc en farine panifiable, tapioca et gari. Sa particularité : une cogestion entre secteur privé et acteurs de la filière, appelée à être étendue à l’échelle nationale pour créer de l’emploi local.
Coton : inverser la tendance
La filière coton, longtemps locomotive de l’agriculture béninoise, connaît un recul depuis trois campagnes. Le ministre a fixé l’objectif de 700 000 tonnes de coton graine pour 2026‑2027. Pour soutenir les producteurs, le chef de l’État a promis une prime de 10 FCFA par kilogramme produit au‑delà de ce seuil.
Souveraineté agricole : le Bénin mise sur la transformation locale
Une tournée ministérielle pour relancer les filières clés
De Paouignan à Parakou, en passant par Glazoué, le ministre Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN a porté le message du gouvernement : produire plus, transformer sur place et garantir la souveraineté alimentaire.
Face aux défis de l’anacarde, du riz, du manioc et du coton, il a rappelé que l’agriculture est un pilier de la sécurité nationale et un levier de dignité pour les producteurs. Les initiatives en cours – cogestion des unités de transformation, extension des capacités industrielles, incitations financières – traduisent une volonté ferme de repositionner l’agriculture béninoise comme moteur de croissance et de prospérité.
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