Bénin-Belgique : Dogbo et Roeselare renforcent leur coopération avec de nouveaux projets de développement
Coopération décentralisée, équipements sociaux, formation professionnelle et santé : la visite de travail de la délégation belge de Roeselare à Dogbo, du 8 au 12 octobre 2026, s’est achevée par la signature d’un nouveau protocole d’accord quinquennal et plusieurs actions concrètes en faveur des populations.
La coopération décentralisée entre le Bénin et la Belgique franchit une nouvelle étape. Au terme de cinq jours de visite de travail dans la commune de Dogbo, du 8 au 12 octobre 2026, la délégation de la ville belge de Roeselare, conduite par son maire, Chris Declercq, a achevé son séjour sur une note de satisfaction et avec de nouvelles perspectives de collaboration. Accueillie par le maire de Dogbo, Dodji Maturin AKO, cette mission a permis de consolider les relations entre les deux collectivités territoriales et de réaffirmer leur volonté commune de faire du partenariat un instrument au service du développement local.
Au-delà des rencontres protocolaires, cette visite a été marquée par des séances de travail, des visites de terrain et des échanges autour des besoins prioritaires de Dogbo. Les différentes activités organisées ont permis de mettre en lumière plusieurs secteurs nécessitant un accompagnement, notamment la formation professionnelle, la santé et la communication communautaire.
Un nouveau protocole d’accord pour consolider un partenariat durable
Le principal temps fort de cette mission reste la signature d’un nouveau protocole d’accord quinquennal entre les maires des deux villes. Cet acte vient renouveler l’engagement de Dogbo et de Roeselare à poursuivre leur collaboration et à explorer de nouvelles pistes d’action en faveur du développement de leurs territoires respectifs.
À travers cet accord, les deux autorités communales réaffirment l’importance du dialogue, du partage d’expériences et de la mise en commun des compétences pour répondre aux préoccupations des populations. Le renouvellement du partenariat ouvre ainsi la voie à une nouvelle phase de coopération, dont l’enjeu sera de traduire les engagements institutionnels en initiatives concrètes et durables.
Dans un contexte où les communes sont appelées à renforcer leur capacité d’action et à diversifier leurs ressources, la coopération décentralisée constitue un cadre privilégié pour favoriser les échanges de savoir-faire, soutenir les services de proximité et accompagner les initiatives locales.
Pour Dogbo, cette nouvelle étape représente une occasion de poursuivre les efforts engagés avec son partenaire belge, tout en identifiant les domaines dans lesquels les actions conjointes pourraient produire des effets durables sur les conditions de vie des habitants.
Mianonjù Dogbo FM : un nouvel outil au service de la communication communautaire
Le séjour de la délégation belge a également été marqué par l’ouverture officielle du studio de la radio communautaire Mianonjù Dogbo FM, dans l’attente de l’obtention de sa fréquence officielle.
Cette initiative constitue une avancée pour la communication de proximité dans la commune. En rapprochant davantage l’information des citoyens, une radio communautaire peut contribuer à la diffusion des informations d’intérêt public, à la sensibilisation sur les enjeux locaux et à la valorisation des initiatives portées par les acteurs du territoire.
Elle peut également offrir un espace d’expression aux communautés, aux organisations locales et aux différents intervenants de la vie communale. Son potentiel dépendra notamment de la qualité des programmes, de la régularité des émissions et de sa capacité à répondre aux attentes des auditeurs.
L’ouverture du studio marque ainsi une étape importante dans la mise en place de cet outil de communication. La délivrance de la fréquence officielle demeure toutefois une étape attendue pour permettre à la radio de concrétiser pleinement sa vocation de média de proximité
Formation professionnelle : des équipements pour renforcer les capacités d’accueil
Autre volet important de la visite : l’appui matériel accordé au Centre de formation professionnelle de Dadohoué. La structure a bénéficié de matériels informatiques, de vingt lits superposés et de matelas.
Ces équipements viennent renforcer les moyens matériels du centre et peuvent contribuer à l’amélioration de ses conditions de fonctionnement, notamment en matière d’hébergement et d’accès aux outils informatiques.
La formation professionnelle représente un levier essentiel pour préparer les jeunes à l’exercice d’un métier, développer leurs compétences pratiques et favoriser leur insertion dans le monde du travail. Dans cette perspective, le renforcement des infrastructures et la disponibilité d’équipements adaptés constituent des éléments importants pour accompagner les apprenants.
L’impact de cet appui dépendra également de l’utilisation effective du matériel, de son entretien et de son intégration dans les activités pédagogiques. Il s’agit donc d’un investissement dont la portée pourra se mesurer à travers les conditions d’apprentissage offertes aux bénéficiaires et les perspectives professionnelles qui leur seront accessibles.
Santé : un appui matériel au Centre de santé communal
Le secteur sanitaire figure également parmi les domaines ayant bénéficié de l’attention des partenaires. Au cours de cette mission, le Centre de santé communal de Dogbo a reçu vingt lits métalliques.
Ce soutien matériel intervient dans un secteur où la disponibilité des équipements contribue à la qualité de l’accueil et de la prise en charge des patients. Des lits supplémentaires peuvent notamment aider une structure sanitaire à améliorer ses capacités d’accueil, sous réserve des besoins réels du centre et de ses moyens de fonctionnement.
Cet appui témoigne de l’intérêt accordé au renforcement des services sociaux de base dans le cadre de la coopération entre les deux communes. Il rappelle aussi que les partenariats entre collectivités territoriales prennent tout leur sens lorsqu’ils contribuent à améliorer les équipements mis à la disposition des populations.
Au-delà de la remise de matériel, la consolidation durable des services de santé suppose également une attention continue aux ressources humaines, à l’entretien des équipements et à la disponibilité des autres moyens nécessaires au fonctionnement des structures sanitaires.
Des visites de terrain pour mieux appréhender les réalités locales
La mission de Roeselare ne s’est pas limitée à la signature d’accords et à la remise d’équipements. La délégation a également effectué plusieurs visites de terrain, notamment au centre psychiatrique Toyo de Madjrè et auprès de l’ONG PEJES.
Ces déplacements ont permis aux membres de la délégation de découvrir différentes initiatives et structures intervenant dans la commune. Ils ont également constitué des occasions de rencontre avec des acteurs locaux et d’échanges autour des réalités du terrain.
La visite du centre psychiatrique Toyo de Madjrè a notamment inscrit la découverte des structures sanitaires et médico-sociales dans le programme de la délégation. De son côté, la rencontre avec l’ONG PEJES a permis de prendre contact avec un acteur associatif présent dans le paysage local.
La délégation belge a par ailleurs effectué une visite de courtoisie au Roi de Dogbo. Cette démarche, qui s’inscrit dans la prise de contact avec les différentes composantes de la communauté, a contribué à donner à cette mission une dimension à la fois institutionnelle, sociale et culturelle.
L’ensemble de ces activités témoigne de la volonté des deux collectivités de maintenir un dialogue avec les acteurs concernés par le développement communal et de mieux appréhender les besoins auxquels les initiatives futures pourraient répondre.
Des engagements à transformer en résultats durables
Au terme de ces cinq jours de travail, le bilan de la visite met en évidence plusieurs acquis : le renouvellement du partenariat pour cinq ans, l’ouverture du studio de Mianonjù Dogbo FM et les appuis matériels accordés aux secteurs de la formation professionnelle et de la santé.
Ces réalisations constituent des points d’appui pour la poursuite de la coopération. Toutefois, leur portée à long terme dépendra de la capacité des deux communes à assurer le suivi des engagements pris, à définir des priorités réalistes et à maintenir une concertation régulière entre les partenaires.
Le nouveau protocole quinquennal offre, à cet égard, un cadre pour inscrire les actions futures dans une perspective de continuité. L’identification des besoins, la programmation des interventions et l’évaluation des résultats seront déterminantes pour garantir que les initiatives engagées répondent effectivement aux attentes des populations.
La coopération décentralisée ne se résume donc pas à des accords entre autorités locales. Elle prend toute sa valeur lorsqu’elle favorise le transfert de compétences, le renforcement des services publics de proximité et la réalisation de projets adaptés aux réalités du territoire.
Dogbo et Roeselare misent sur un avenir commun
En renouvelant leur engagement, Dogbo et Roeselare réaffirment la solidité de leurs relations et leur volonté de poursuivre une collaboration tournée vers les besoins des populations. La visite de la délégation belge aura ainsi permis de consolider les liens institutionnels, de découvrir plusieurs structures locales et de matérialiser des appuis dans des secteurs importants pour le développement communal.
Le défi des prochaines années sera de transformer cette dynamique partenariale en résultats mesurables et durables, capables de renforcer les capacités locales et d’améliorer les conditions de vie des habitants.
Pour Dogbo comme pour Roeselare, ce nouveau chapitre de coopération représente une occasion de faire vivre concrètement la solidarité entre collectivités territoriales, au-delà des frontières nationales.
Une ambition commune se dessine ainsi : faire de la coopération décentralisée un véritable levier de développement local, de progrès social et de bien-être des populations.
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