*Journée mondiale de lutte contre le paludisme au Bénin*
*L’OMS préqualifie un premier traitement pour les nouveau-nés*
*_L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour la première fois préqualifié, vendredi 24 avril 2026, un traitement antipaludique pour les nouveau-nés et les nourrissons, offrant une lueur d’espoir pour les 30 millions de bébés nés chaque année dans les zones d'endémie en Afrique. Un nouveau pas vers l’éradication du paludisme notamment en Afrique. À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme commémorée vendredi 24 avril 2026, l’OMS a préqualifié un traitement antipaludique pour les nouveau-nés et les nourrissons._*
*Des normes internationales pour les plus vulnérables*
Cette pré-qualification du premier traitement spécifiquement conçu pour les nouveau-nés et les nourrissons pesant entre deux et cinq kilogrammes permet aux agences spécialisées de l'ONU, comme l'Alliance du vaccin (Gavi) et l'UNICEF, de l'acheter pour le distribuer dans les pays aux ressources limitées. La préqualification « atteste que le médicament répond aux normes internationales de qualité, d'innocuité et d'efficacité, et contribuera à élargir l'accès à un traitement de qualité pour l'un des groupes de patients les plus vulnérables », a annoncé l'OMS dans un communiqué.
*Fin des risques liés aux erreurs de dosage*
Jusqu'à présent, les bébés étaient traités avec des formulations destinées aux enfants plus âgés, ce qui augmentait les risques d'erreurs de dosage, d'effets secondaires et de toxicité, explique l'organisation. La préqualification de l'OMS permettra aux pouvoirs publics de passer des marchés. Ce qui devrait permettre de contribuer à combler un manque de traitement persistant pour 30 millions de bébés nés chaque année dans les zones d'endémie palustre en Afrique. L’OMS a également préqualifié trois nouveaux tests de diagnostic rapide (TDR) conçus pour répondre aux nouveaux défis en matière de dépistage.
*Bilan 2024 et impact des vaccins*
Le Rapport mondial sur le paludisme 2025 estimait à 282 millions le nombre de cas et à 610.000 le nombre de décès en 2024, un chiffre en augmentation par rapport à 2023. Les chiffres sont encourageants car l’utilisation combinée de traitements anti-paludisme, de moustiquaires et du vaccin, a permis en une seule année de sauver un million de vies, essentiellement en Afrique, où se concentrent plus de 90% des cas de paludisme. Le vaccin contre le paludisme, approuvé en 2021 par l’OMS, est désormais obligatoire dans 25 pays. « La population adhère, vraiment, à ce vaccin. Aujourd'hui, on a déjà vacciné plus de 10 millions d'enfants africains, ciblés pour cette vaccination » se réjouit Maya Vandenent, responsable des programmes "santé" pour l’UNICEF qui précise qu’il y a beaucoup de demandes du vaccin antipaludique.
*Menaces sur le financement du déploiement vaccinal*
L’institution onusienne en charge de la santé souligne que les coupes récentes, principalement américaines, ont contraint un programme mondial de vaccination à réduire fortement le déploiement des vaccins contre le paludisme en Afrique. Cet état de choses menace des « dizaines de milliers de vies d'enfants », a déploré vendredi 24 avril 2026 la responsable de l'Alliance du vaccin Gavi. Les États-Unis, qui contribuaient à près d'un quart de son budget, lui ont retiré l'an passé, 1,58 milliard de dollars (soit plus de 900 milliards de francs CFA) de financement, selon Gavi.
*Youssouf TOUDONOU*
Les champs obligatoires sont indiqués avec *