Le Burkina Faso inaugure une nouvelle ère de gouvernance financière. La Loi de finances 2026 impose désormais aux entités religieuses, ONG et associations de se conformer aux normes de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), à l’instar des entreprises commerciales.
Églises, mosquées et organisations à but non lucratif devront tenir une comptabilité régulière, établir un bilan d’ouverture et produire des états financiers annuels. Selon les autorités, cette mesure vise à renforcer la traçabilité des ressources et à prévenir les risques de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme.
Le dispositif repose sur le Système comptable des entités à but non lucratif (SYCEBNL), qui encadre désormais la gestion des dons, offrandes et cotisations. L’État entend ainsi s’assurer que chaque franc mobilisé serve effectivement les objectifs déclarés par les organisations.
Les structures concernées devront mettre en place des outils informatiques adaptés et, dans bien des cas, recruter du personnel qualifié ou recourir à des experts-comptables inscrits à l’Ordre national des experts-comptables et comptables agréés du Burkina Faso (ONECCA-BF).
La loi impose également la conservation des pièces justificatives pendant une durée de dix ans et la publication des états financiers dans le Journal Officiel ou dans un support d’annonces légales. Cette obligation marque une étape décisive vers une transparence accrue et une meilleure gouvernance des ressources associatives et religieuses.
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