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Cameroun : Paul Biya redessine la Constitution, un Vice-Président au cœur du pouvoir

Par LTC Admin - 02/04/2026
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Le Cameroun s’apprête à vivre un nouveau tournant institutionnel. Le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a initié un projet de révision de la Constitution, actuellement examiné par le Parlement réuni en Congrès. Cette réforme, annoncée en avril 2026, prévoit notamment la création d’un poste de Vice-Président de la République, ainsi que la modification de plusieurs articles clés de la loi fondamentale.


Selon le texte soumis, les articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66 de la Constitution seraient réécrits pour redéfinir l’équilibre institutionnel. Le Vice-Président, nommé par le Chef de l’État, aurait pour mission de seconder le président et d’assurer une continuité en cas d’empêchement.


Les partisans

Pour les soutiens du projet, cette réforme constitue une modernisation nécessaire de l’architecture institutionnelle. Elle permettrait de clarifier la succession présidentielle et de renforcer la stabilité politique dans un contexte régional marqué par des incertitudes.


Les opposants

En revanche, l’opposition et une partie de la société civile dénoncent une manœuvre visant à consolider davantage le pouvoir présidentiel. La rapidité du processus – quatre jours seulement pour réécrire la Constitution – suscite des inquiétudes sur la transparence et la légitimité de la démarche.


Les enjeux

Au-delà des débats techniques, cette révision constitutionnelle cristallise les interrogations sur l’avenir démocratique du Cameroun. Elle intervient dans un climat où la question de la succession reste sensible, et où chaque modification de la Constitution est perçue comme un signal politique majeur.


Le projet de révision constitutionnelle initié par Paul Biya ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire politique du Cameroun. Entre modernisation institutionnelle et renforcement du pouvoir présidentiel, il alimente un débat national sur la gouvernance et l’avenir démocratique du pays.

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