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Capitale en mutation : la lutte contre les comportements inciviques s’impose

Par LTC Admin - 28/04/2026
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*Incivisme grandissant dans la ville de Porto-Novo*  


*Les populations invitées davantage au respect strict des normes et principes en vigueur*


*_Malgré la volonté politique clairement affichée par les pouvoirs publics de sortir définitivement la ville de Porto-Novo de ses vieilles cendres en vue de l’inscrire désormais à l’échelle des villes attractives et résilientes, ce vœu qui se concrétise peu à peu depuis quelques années semble se heurter à la peau dure et têtue de comportements déplorables qui sont, malheureusement, le fait de l’incivisme sous toutes ses formes de la part des populations de la capitale._*


À Porto-Novo, où le cap est mis sur le changement et la transformation du cadre de vie, l’incivisme sévit, laissant place à la pagaille, aux violations de toutes sortes, au laxisme et au non-respect des normes en vigueur. 


Si rien n’est fait pour bannir ces comportements délictuels, et surtout pour appeler les populations à la sagesse et à plus de responsabilité, ce serait bien dommage et regrettable pour la ville aux trois noms : Porto-Novo-Ajashè-Hogbonou.


*Le spectacle désolant de la pagaille au quotidien*


La ville de Porto-Novo donne chaque jour l’occasion de vivre, avec regret, la pagaille dont se rendent coupables plusieurs personnes et habitants. Des comportements à la limite inadmissibles dans une belle cité en refondation. On le sait d’ailleurs, et c’est connu de tous, que les vrais « aguimans », ceux qui bafouent l’autorité et violent allègrement les lois, se retrouvent sur cette terre hospitalière. Dans les rues de Porto-Novo, très peu d’usagers de la route respectent le Code et les règles de la circulation. Il suffit simplement de se positionner au niveau des feux tricolores pour mesurer l’ampleur de ces violations flagrantes surtout en l’absence des forces de l’ordre. On dirait la cour du roi Pétaud où chacun fait ce qu’il veut. Automobilistes et motocyclistes, pour la plupart, sont dans le décor avec, pour toile de fond, une pagaille alliant violation et audace. 


Plusieurs feux tricolores de la ville sont quotidiennement violés au vu et au su de tout le monde. Même le respect dû à la Police républicaine et la peur du gendarme, qui devraient tempérer les ardeurs de ces citoyens indélicats, sont bafoués. Le scandale est grand à plusieurs carrefours de la ville, comme à St Pierre et St Paul, à Louho, à Gbodjè et sur les grands axes routiers bien asphaltés où sont apposés les feux. D’ailleurs, chaque jour, la moisson est abondante dans les commissariats d’arrondissement où des centaines de motos sont arraisonnées pour violations de toutes sortes. C’est un spectacle triste dans une cité comme Porto-Novo qui peine à se hisser au piédestal du développement.


*Violations flagrantes, attitudes déplorables et comportements à bannir*


À côté de tous ces mauvais comportements répréhensibles observés surtout chez les automobilistes et motocyclistes sur les axes routiers, s’ajoutent ceux de l’autre frange de la population : les habitants de la ville, les vendeurs, les commerçants et autres qui vivent dans la débrouillardise. La pagaille s’observe aussi là. À l’instar des commerçants qui occupent anarchiquement les trottoirs et abords des rues, malgré les appels à la sensibilisation et les interdictions pour garantir l’ordre, la sécurité et le maintien d’un cadre de vie propre et attrayant. On se moque de l’autorité et cela est récurrent. Le permis prend la place du défendu et la loi semble être mise de côté, installant ainsi une république bananière dans laquelle le désordre est visible et notoire.


Il importe que sonne l’heure d’un véritable retour au respect de la République, à travers l’observance des normes et principes. Porto-Novo, comme d’ailleurs les autres villes du pays, doit sonner le glas des indisciplines et des impostures et s’inscrire dans la dynamique de la modernité au service d’un changement et d’un développement réel et intégral. Les villes du Bénin en sortiraient plus fortes et plus résilientes. Porto-Novo doit s’engager aussi.


*Aurel VIGNON*

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