Elaboration de la Cartographie Nationale VBG, phase de’Ouémé et du Plateau
Formation à Porto-Novo
des agents pour la collecte de données
Dans le cadre de l’élaboration de la Cartographie nationale des services de prévention, de référencement et de prise en charge des Violences Basées sur le Genre (VBG) au Bénin, une soixantaine d'agents enquêteurs a été formée ce 20 août 2026 au restaurant-bar L’Endroit de Porto-Novo, en face du Ministère des Enseignements Maternel et Primaire. Cette session vise à outiller les acteurs de terrain en vue du lancement de la collecte de données dans les départements de l’Ouémé et du Plateau.
L’atelier a enregistré la présence effective des plus hautes autorités départementales, à savoir le Commissaire Divisionnaire de Police Dieudonné DJAHO, Directeur Départemental de la Police Républicaine de l’Ouémé, le Dr Hindéwé Edgard William HOUNDJO, Directeur Départemental de la Santé de l’Ouémé, le Dr Solange AHLONSOU ODJO, Directrice Départementale de la Famille et de l’Action Sociale de l’Ouémé, et le Dr Dagbègnon Armel Jaurès AKIGBE, Directeur Départemental de la Famille et de l’Action Sociale du Plateau. Il s’inscrit par ailleurs dans un processus national déjà déroulé à Cotonou, Bohicon et Parakou, et ayant mobilisé les 12 Directions Départementales de la Police Républicaine, des Directions départementales de la Santé, des Directions départementales de la Famille et de l’Action Sociale ainsi que leurs points focaux SIDOFFE. Au total, 98 GUPS sont concernés sur l’ensemble du territoire.
L’ouverture des travaux a été marquée par plusieurs interventions. Le Dr Solange AHLONSOU ODJO a rappelé la responsabilité des structures dans la lutte contre les VBG et a insisté sur la nécessité de renseigner judicieusement le SIDOFFE. Elle a précisé que l’Ouémé a été retenu pour réveiller les acteurs et accentuer les instructions au niveau de la Police et de la Santé, afin d’optimiser l’alimentation du dispositif national. M. Louis Boffan, Représentant de la Banque mondiale, a quant à lui exprimé le souhait que le Bénin dispose d’informations fiables, exactes et exploitables. Le Dr Nassirou Hararou KASSAMOU, Directeur Général de l’Observatoire de la Famille, de la Femme et de l’Enfant (OFFE), structure sous tutelle du Ministère de la Famille et de l’Action Sociale, en charge de cette cet atelier en amont du déploiement sur le travail des agents collecteurs a pour sa part décliné les cinq questions fondamentales qui guideront la collecte : qui offre les services, quoi est offert aux victimes, où le service est offert pour en assurer la géolocalisation, quels moyens disposent les structures de prise en charge, et comment elles prennent en compte les victimes, l’objectif étant de mettre en évidence la dynamique entre les intervenants et le mécanisme de référencement. De son côté, le Dr Dagbègnon Armel Jaurès AKIGBE a salué la tenue de cet atelier de formation et a exhorté les agents collecteurs à œuvrer pour des résultats probants lors du déroulement de l’activité sur le terrain.
Sur le plan méthodologique, l’opération, conduite sous le leadership du Ministère de la Famille, de l’Action Sociale et de la Microfinance (MFAS) à travers l’Observatoire de la Famille, de la Femme et de l’Enfant (OFFE), bénéficie de l’appui technique et financier de la Banque mondiale, du PRODIJ, du PACOFIDE, de l’INSTAD et des structures techniques sectorielles. Elle repose sur une approche participative en six phases : cadrage national, planification, identification, élaboration d’un itinéraire, prise de rendez-vous avec le responsable de la structure et préparation de la fiche. La communication technique a été assurée par M. Sanni Mama, Directeur des Études, de l’Information et des Bases de Données de l’OFFE. La collecte de données sur le terrain débutera le 24 août 2026 et s’achèvera le 28 août 2026 pour l’étape de l’Ouémé.
Au terme de cette démarche, le Bénin disposera d’un état des lieux exhaustif et géoréférencé permettant d’identifier toutes les structures intervenant dans les VBG, de connaître leurs localisations exactes, de recenser les services réellement disponibles, d’apprécier leurs capacités opérationnelles et de mettre en évidence les zones insuffisamment couvertes. Le pays se dotera ainsi d’une base nationale de données géoréférencée et interactive, d’un système harmonisé de référencement et d’un instrument permanent d’aide à la décision. Partant, cet outil stratégique contribuera à améliorer durablement l’orientation des survivant(e)s, la qualité de l’offre de services et la coordination de la réponse nationale aux VBG.
Youssouf AVOCEGAMOU
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