Dans une déclaration publique prononcée le samedi 1er novembre 2025, Célestine Zanou, ancienne directrice de cabinet du président Mathieu Kérékou, a exprimé une vive inquiétude face au projet de révision de la Constitution actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale. Elle y voit une menace directe contre les fondements de la démocratie béninoise et appelle les anciens dirigeants à sortir de leur silence.
Pour Mme Zanou, prendre la parole dans ce contexte est un « devoir » dicté par son engagement envers la nation et les responsabilités que lui confère la Constitution. Garder le silence, selon elle, reviendrait à cautionner un processus qui compromet la souveraineté populaire et l’équilibre institutionnel.
L’ancienne ministre s’est particulièrement insurgée contre le prétexte de la création d’un Sénat, avancé pour justifier la révision. Elle dénonce une manœuvre politique visant à instaurer une « autocratie raffinée », en confiant à cette nouvelle institution des rôles à des personnalités telles que d’anciens chefs d’État, présidents d’institutions et hauts gradés militaires.
« Ce n’est pas au soir de sa vie, en sexagénaires ou octogénaires, qu’on s’invente une vie de dictateur ou de suppôt de dictature », a-t-elle lancé, exhortant les figures concernées à rompre le silence. Leur mutisme, prévient-elle, pourrait être interprété comme une forme de consentement ou de compromission.
En conclusion, Célestine Zanou a appelé les anciens dirigeants et figures historiques à ne pas céder « au prestige et à la vanité distillés par le Pisistrate », mais à rester fidèles aux idéaux démocratiques qu’ils ont défendus « parfois au péril de leur vie ». Elle leur adresse un appel solennel : « Le peuple veut vous entendre. »
Les champs obligatoires sont indiqués avec *