La Chine franchit une nouvelle étape dans son partenariat économique avec l’Afrique. À compter du vendredi 1er mai 2026, Pékin supprime les taxes douanières sur les importations en provenance de presque tous les pays du continent. Les hommes d’affaires du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Nigeria et de 49 autres États africains bénéficient désormais d’un accès privilégié au marché chinois.
Cette mesure consolide la position de la Chine comme premier partenaire commercial de l’Afrique, avec des échanges bilatéraux estimés à près de 280 milliards de dollars par an.
Cette exonération douanière n’est pas une première. En 2024, Pékin avait déjà accordé une levée des droits de douane à 33 pays africains parmi les moins avancés. La nouvelle décision élargit le dispositif à 23 autres pays, couvrant ainsi la quasi-totalité du continent. Objectif affiché : renforcer l’intégration commerciale sino-africaine et faciliter l’accès des entreprises africaines au vaste marché chinois.
Un seul État reste en marge de cette initiative : l’Eswatini. Le royaume d’Afrique australe demeure exclu du dispositif en raison de ses relations diplomatiques maintenues avec Taïwan, que Pékin considère comme une province chinoise. L’Eswatini est aujourd’hui le seul pays africain à reconnaître officiellement Taïwan plutôt que la République populaire de Chine.
Alors que les États-Unis ont récemment renforcé certaines restrictions commerciales et migratoires envers plusieurs pays africains, la Chine adopte une stratégie inverse. Pékin facilite l’accès à son marché et assouplit parallèlement les conditions de délivrance de visas pour les entrepreneurs africains.
Cette exonération douanière massive pourrait transformer les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique, en offrant aux entreprises africaines de nouvelles opportunités d’exportation et de croissance. Reste à savoir quel sera l’impact concret de cette mesure sur les économies locales et sur l’équilibre des relations internationales.
Les champs obligatoires sont indiqués avec *