Conseil des ministres du 4 novembre 2026 : le gouvernement engage de nouvelles réformes et approuve le PAG 2026-2033
Industrie, progrès social, agriculture, sécurité financière, innovation et infrastructures : plusieurs décisions structurantes ont été prises lors du Conseil des ministres de ce mercredi 4 novembre 2026. Le gouvernement a également procédé à une importante vague de nominations dans les institutions de la République et au sein de plusieurs départements ministériels.
Le Conseil des ministres du mercredi 4 novembre 2026 a été marqué par un ensemble de décisions touchant à plusieurs secteurs stratégiques de la vie nationale. Réuni autour du chef de l'État, le gouvernement a adopté d'importantes mesures normatives, approuvé plusieurs projets et programmes, tout en procédant à des nominations à différents niveaux de l'administration publique.
Au cœur des décisions annoncées figure notamment l'approbation du Programme d'Action du Gouvernement (PAG) 2026-2033. Cette nouvelle programmation constitue un élément majeur des orientations de l'action gouvernementale pour les prochaines années. Elle intervient dans un contexte où les enjeux de développement économique, d'amélioration des conditions de vie des populations, de modernisation de l'administration et de consolidation des acquis demeurent au centre des préoccupations nationales.
Un nouvel instrument pour soutenir le développement industriel
Parmi les mesures normatives adoptées, la mise en place du Fonds de Développement industriel du Bénin retient particulièrement l'attention. Cette initiative traduit l'importance accordée à la consolidation du tissu industriel national et à la nécessité de renforcer les mécanismes de soutien au développement des activités productives.
La création de cet instrument ouvre une nouvelle perspective pour la politique industrielle du pays. Elle s'inscrit dans une dynamique de valorisation du potentiel économique national, de développement des capacités de production et de renforcement de la transformation locale.
Dans le même registre institutionnel, le Conseil des ministres a décidé de mettre en place un Observatoire national du Progrès social. Cette structure devrait contribuer à renforcer les outils de suivi et d'appréciation des avancées sociales, dans un contexte où les résultats des politiques publiques doivent également être mesurés à l'aune de leur impact sur les conditions de vie des citoyens.
Une Unité d'appui au Programme présidentiel d'infrastructures sociales prioritaires a également été instituée. Cette décision vient compléter le dispositif institutionnel destiné à accompagner les initiatives gouvernementales dans le domaine des infrastructures à vocation sociale.
Agriculture, innovation et développement des territoires au cœur des communications
Le secteur agricole figure également parmi les domaines concernés par les décisions du gouvernement. Le Conseil a approuvé l'acquisition d'infrastructures et d'équipements destinés à la conservation des semences dans le cadre du Programme pilote de Productivité agricole et de Protection sociale des Agriculteurs du Bénin.
Cette initiative met en évidence l'intérêt accordé à la sécurisation des ressources agricoles et à l'amélioration des conditions de production. La conservation des semences constitue en effet un enjeu important pour la durabilité des activités agricoles et la préservation du potentiel productif.
Par ailleurs, le gouvernement a approuvé la mise en œuvre de la phase pilote du dispositif national de création des maisons de l'innovation pour les territoires. À travers cette initiative, l'innovation est appelée à occuper une place plus importante dans les dynamiques locales de développement.
Le Conseil des ministres a également adopté des guides d'élaboration et d'analyse des Plans de Développement communal. Ces outils visent à encadrer davantage les démarches de planification du développement à l'échelle des communes et à renforcer la cohérence des instruments de programmation territoriale.
Lutte contre le blanchiment de capitaux : une stratégie nationale pour la période 2026-2030
La sécurité financière et la lutte contre les activités illicites ont également occupé une place importante dans les décisions gouvernementales.
Le Conseil des ministres a approuvé la Stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive pour la période 2026-2030.
Cette stratégie traduit la volonté des autorités de renforcer le dispositif national de prévention et de lutte contre les circuits financiers illicites. Elle concerne un domaine particulièrement sensible pour la transparence économique, la sécurité nationale et la crédibilité du système financier.
Dans cette perspective, le gouvernement a également statué sur les attributions, l'organisation et le fonctionnement de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF), ainsi que sur ceux de la Direction nationale du Contrôle.
Ces décisions participent au renforcement du cadre institutionnel chargé de veiller à la conformité des opérations financières et au contrôle des mécanismes concernés.
Tourisme, artisanat et santé : des ajustements institutionnels
Plusieurs décisions concernent également la réorganisation et le fonctionnement de structures publiques intervenant dans des secteurs importants de l'économie nationale.
Les statuts modifiés de l'Agence béninoise pour le Développement du Tourisme, connue sous l'appellation Agence Bénin Tourisme, ont été approuvés. La Chambre des Métiers de l'Artisanat du Bénin est également concernée par des ajustements statutaires, avec l'approbation de ses nouveaux statuts et l'adoption de son régime électoral.
Le Conseil a par ailleurs procédé à la modification des statuts de l'Agence nationale de l'Alimentation et de la Nutrition ainsi que de l'Agence nationale du Paysage.
Dans le domaine sanitaire, les membres du Conseil national des Soins de Santé primaires (CNSSP) et du Conseil national de la Médecine hospitalière (CNMH), pour leur deuxième mandature, ont été nommés.
Une autre mesure concerne les détenteurs de diplômes délivrés par des établissements privés étrangers de formation en santé non reconnus par l'État béninois. Le gouvernement a approuvé l'organisation d'une évaluation initiale en vue de l'obtention du certificat d'aptitude à leur profit.
Cette démarche concerne la reconnaissance des compétences et l'encadrement de l'exercice professionnel dans le secteur de la santé.
De nouveaux projets dans les domaines funéraire et sécuritaire
Au titre des communications, le gouvernement a également validé une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour un projet de construction d'un centre funéraire comprenant une morgue, un crématorium et une école de formation en thanatopraxie.
Coopération internationale : trois accords transmis à l'Assemblée nationale
Sur le plan diplomatique et de la coopération internationale, plusieurs textes ont été transmis à l'Assemblée nationale pour autorisation de ratification.
Il s'agit notamment de la Convention de l'Union africaine sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles, un instrument qui s'inscrit dans les efforts de protection des droits des femmes et des filles sur le continent.
Le gouvernement a également engagé la procédure de ratification de la Convention entre le Bénin et le Royaume des Pays-Bas visant à éliminer la double imposition en matière d'impôts sur le revenu et à prévenir l'évasion et la fraude fiscales. Signée le 21 mai 2026, cette convention constitue un cadre de coopération fiscale entre les deux pays.
À cela s'ajoute l'Accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, qui concerne la protection et la préservation des ressources biologiques marines au-delà des espaces relevant de la souveraineté des États.
Une importante vague de nominations dans l'administration publique
Le volet des mesures individuelles a également été marqué par de nombreuses nominations. Plusieurs institutions et départements ministériels sont concernés par ces décisions.
Les nominations touchent notamment la Présidence de la République, la Cour suprême et l'Autorité de Régulation des Communications électroniques et de la Poste.
Elles concernent également les ministères des Affaires étrangères, de l'Intérieur et de la Sécurité publique, de la Défense nationale, de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, de la Santé, des Enseignements secondaire, maternel et primaire, ainsi que de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.
D'autres nominations sont intervenues dans les secteurs de la Culture, du Commerce intérieur, de la Transformation digitale, de l'Énergie, de l'Eau et des Mines, du Cadre de vie et des Transports, des Petites et Moyennes Entreprises, de la Formation professionnelle, des Finances et de la Microfinance, ainsi que de la Mobilisation des Ressources et de la Gestion de la Dette.
Le ministère des Affaires étrangères est notamment concerné par des nominations dans le domaine de l'intégration des Afro-descendants, tandis que celui de la Transformation digitale enregistre également des nominations dans le champ de la Stratégie nationale d'Intelligence artificielle.
Un Conseil des ministres aux décisions multisectorielles
Au terme de cette session du 4 novembre 2026, les décisions prises par le gouvernement couvrent un large éventail de domaines : développement industriel, progrès social, agriculture, innovation, gouvernance territoriale, sécurité financière, santé, tourisme, artisanat, défense et coopération internationale
L'approbation du PAG 2026-2033 constitue l'une des annonces majeures de cette session. Elle accompagne un ensemble de réformes et d'initiatives dont la portée devra se mesurer à leur mise en œuvre effective et aux résultats obtenus sur le terrain.
Ce nouveau rendez-vous gouvernemental confirme ainsi la place accordée aux réformes institutionnelles et aux investissements sectoriels dans la conduite de l'action publique au Bénin.
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