Banque mondiale
Le Bénin attendu à 7,8% de croissance en 2026
L'économie béninoise s'apprête à maintenir un rythme d'expansion vigoureux au cours des prochaines années. Selon le dernier rapport sur l'économie de l'Afrique subsaharienne, publié le mardi 6 octobre 2026 par la Banque mondiale, le produit intérieur brut (PIB) du Bénin devrait progresser de 7,8% en 2026. Bien que ce chiffre marque un léger repli par rapport aux 8,1% attendus pour l'année 2025, il consacre la solidité des performances macroéconomiques du pays.
Cette projection place le Bénin bien au-dessus de la dynamique continentale. Avec un taux de 7,8%, la croissance béninoise dépasse en effet de 3,5 points de pourcentage la moyenne de l'Afrique subsaharienne, estimée à 4,3% pour la même période. Cette trajectoire positive devrait se stabiliser à moyen terme, l'institution financière internationale tablant déjà sur une croissance de 7,7% pour l'année 2027.
Pour expliquer cette résilience, la Banque mondiale met en avant les efforts continus de transformation structurelle entrepris par les autorités béninoises. L'activité économique nationale bénéficie directement des réformes visant à améliorer le climat des affaires, du développement soutenu des infrastructures publiques, ainsi que d'une meilleure intégration des marchés. Ces initiatives ont permis de stimuler les investissements privés, qui jouent désormais un rôle de premier plan dans le dynamisme économique, en particulier en dehors des secteurs extractifs traditionnels.
Parallèlement à cette croissance robuste, le Bénin devrait bénéficier d'une maîtrise remarquable de l'inflation. Celle-ci est projetée à seulement 0,5% en 2026, contre 1,1% en 2025, avant de remonter légèrement à 1,6% en 2027, garantissant ainsi un cadre macroéconomique stable pour les ménages et les entreprises. À l'échelle régionale, le Bénin s'impose dès lors comme l'un des principaux moteurs de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), aux côtés de la Côte d'Ivoire et du Niger. Toutefois, cette performance individuelle s'inscrit dans un contexte de décélération globale pour la zone monétaire, dont la croissance devrait ralentir de 6,3% en 2025 à 5,6% en 2026. Au sein de cet espace, pour l'année 2026, la Banque mondiale anticipe une progression de 7% au Niger et de 6,2% en Côte d'Ivoire, tandis que le Togo afficherait 5,2% et le Nigeria, géant régional, 4,3%.
Seth Évariste HODONOU
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