*Débat public*
*Lazare Sèhouéto défend le Sénat et appelle à dépasser les «caricatures »*
*_Le jeudi 6 août 2026, l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (IAJP/Co) a organisé à Cotonou un débat sur le thème « État de droit et alternance politique en Afrique : un vrai enjeu de stabilité et de développement ». Intervenant sur le rôle du Sénat, Lazare Maurice Sèhouéto, ancien ministre et député de la 9e législature, a estimé que la discussion doit s’appuyer sur les textes et les faits, et non sur des craintes anticipées.*_
*Des exemples internationaux pour éclairer le choix du Bénin*
Répondant à Kamel Bio Sika Ouassagari, ancien député du parti Les Démocrates, qui s’inquiétait des pouvoirs des 25 membres du Sénat, Lazare Maurice Sèhouéto a rappelé que le Bénin n’est pas une exception.
Il a cité la France et la Cinquième République, née après des périodes d’instabilité gouvernementale, ainsi que l’Allemagne de l’après-Seconde Guerre mondiale, qui a instauré des garde-fous pour éviter le retour de mouvements hostiles à la démocratie.
Pour lui, ces références montrent que des institutions peuvent être conçues pour préserver la stabilité tout en protégeant la démocratie.
*Un outil pour l’unité et non un sujet de procès d’intention*
L’ancien député a jugé prématuré de porter un jugement sur une institution qui commence ses missions. Il a présenté le Sénat comme un instrument pour favoriser l’unité nationale, apaiser les confrontations politiques et éviter les crises institutionnelles.
« Le Bénin n’est pas le premier », a-t-il souligné, en rappelant que plusieurs pays comme le Nigeria, la Côte d’Ivoire ou le Maroc ont un Parlement bicaméral. Il a conclu : « il ne faut pas faire des débats sur des caricatures ».
Le débat est intervenu quelques heures après l’installation du premier bureau du Sénat, créé par la révision constitutionnelle de décembre 2025.
*Youssouf TOUDONOU*
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