Le Bénin vient de franchir un tournant diplomatique majeur en Afrique de l’Ouest. Ce mardi 2 juin 2026, le président béninois Romuald Wadagni a atterri à Ouagadougou pour une visite d’amitié et de travail, accueilli avec les honneurs républicains par le chef de l’État burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré. Cette étape intervient immédiatement après son déplacement à Niamey, où il a rencontré le général Abdourahamane Tiani, marquant ainsi une volonté claire de rapprochement avec le bloc souverain de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Ce choix traduit une nouvelle orientation stratégique : après les limites constatées des politiques de rupture et des sanctions, Cotonou privilégie désormais le pragmatisme et la diplomatie bilatérale. Les discussions portent sur la sécurisation des frontières communes, la relance des flux économiques via le port de Cotonou et les corridors de transport, ainsi que la coopération face aux défis sécuritaires et climatiques.
À Ouagadougou, après un premier échange à l’aéroport, les deux dirigeants ont poursuivi leurs travaux au palais présidentiel de Koulouba, dans une atmosphère de franchise et de respect mutuel. Le message est clair : le Bénin choisit de bâtir des partenariats solides avec ses voisins sahéliens, dans le respect de leur souveraineté et loin des influences extérieures.
Cette tournée au Niger puis au Burkina Faso marque le début d’une nouvelle ère de réalisme diplomatique pour le Bénin. Elle confirme son rôle de médiateur et de partenaire crédible dans la région, tout en redessinant les équilibres géopolitiques en Afrique de l’Ouest
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