La Guinée vient de franchir une étape décisive dans sa politique de réforme administrative. Le gouvernement a annoncé la radiation de 5 125 agents publics, une mesure rendue publique le 30 juin 2026 et qui marque un tournant dans la campagne d’assainissement du secteur public.
Les ministères stratégiques tels que l’Éducation, la Santé, la Justice, la Sécurité, l’Environnement, le Tourisme ainsi que la Présidence de la République sont directement concernés. Les motifs de radiation varient : abandon de poste pour la majorité, dépassement de la durée légale de disponibilité pour d’autres.
Le ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique justifie cette décision par la nécessité de restaurer la discipline et de rationaliser la gestion des ressources humaines de l’État. L’objectif est clair : mettre fin aux irrégularités qui minent l’efficacité de l’administration.
En parallèle, des salaires ont été suspendus à titre conservatoire, après la découverte d’anomalies dans les dossiers de certains agents, notamment des incohérences liées aux lieux de résidence déclarés. Les contrôles administratifs se poursuivent et ont déjà révélé 652 cas supplémentaires de situations irrégulières.
Cette initiative, portée par le président Mamadi Doumbouya, confirme sa détermination à faire de la modernisation de l’administration un pilier central de sa gouvernance, en imposant rigueur et transparence dans la gestion publique
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