Le peuple bissau-guinéen s’est prononcé le 30 août dernier sur le projet de nouvelle Constitution, lors d’un référendum organisé dans un climat politique tendu. Selon les résultats communiqués, environ 70 % des électeurs ont voté en faveur du “oui”, validant ainsi l’entrée en vigueur d’un texte qui modifie en profondeur l’organisation institutionnelle du pays.
La réforme prévoit notamment un renforcement des pouvoirs du président de la République, consolidant son rôle au sommet de l’État. Elle introduit également une réduction significative du nombre de députés au Parlement, qui passerait de 102 à 65 sièges, une mesure présentée par les autorités comme un moyen de rationaliser la représentation nationale et de réduire les coûts liés au fonctionnement de l’Assemblée.
Ce référendum intervient dans un contexte politique marqué par le coup d’État militaire de novembre 2025, qui avait bouleversé l’équilibre institutionnel et placé les forces armées au cœur du pouvoir. L’opposition, dénonçant une concentration excessive des pouvoirs entre les mains du président, avait appelé au boycott du scrutin, estimant que cette réforme risquait d’affaiblir davantage les contre-pouvoirs et de fragiliser la démocratie.
Malgré ces critiques, la forte majorité obtenue par le “oui” confère une légitimité politique au nouveau texte, qui devrait désormais guider la vie institutionnelle de la Guinée-Bissau dans les prochaines années. Les observateurs estiment que cette adoption ouvre une nouvelle phase de gouvernance, mais soulignent que la réussite de cette réforme dépendra de sa mise en œuvre effective et de la capacité des autorités à instaurer un climat de confiance entre les institutions et la population.
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