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Hilarion Kingnon et la PADeM-Bénin plaident pour une renaissance des médias à travers le Fadem
Hilarion Kingnon et la PADeM-Bénin plaident pour une renaissance des médias à travers le Fadem
Cotonou, juin 2026 – Le Fonds d’Appui au Développement des Médias (Fadem) apparaît désormais comme une urgence vitale pour la presse béninoise. C’est le message fort lancé par Hilarion Kingnon, président de la Plateforme des Promoteurs et Acteurs pour le Développement des Médias au Bénin (PADeM-Bénin), lors de son passage à l’émission « L’Invité du Dimanche » sur Eden TV.
Un diagnostic sans concession
Invité à décrypter la situation des médias sous le gouvernement de Romuald Wadagni, le président de la PADeM-Bénin a dressé un constat préoccupant : disparition des conférences de rédaction, absence d’aide publique, fin des contrats de communication ministériels. « La presse fait partie des entités reléguées au second rang depuis une décennie. Le tableau est sombre et le risque de déchéance est évident. Le journaliste ne vit plus de son métier », a-t-il martelé.
Une presse fragilisée
Cette crise se traduit par des rédactions exsangues, une précarité généralisée et une chute de la qualité de l’information. Pour Hilarion Kingnon, « le métier est désacralisé », et seule une action forte peut inverser la tendance.
Le Fadem comme solution
Face à cette descente aux enfers, le président de la PADeM-Bénin brandit le Fadem comme instrument de renaissance. Selon lui, ce fonds doit reposer sur deux piliers essentiels :
Accès équitable à la publicité, notamment pour la presse privée aujourd’hui asphyxiée.
Autonomie financière des entreprises de presse, condition indispensable de leur indépendance éditoriale.
« Nous avons intérêt à travailler pour que la presse renaisse de ses cendres. Si on arrive à mettre en place le Fonds d’Appui au Développement des Médias, la presse va retrouver ses lettres de noblesse », a plaidé Kingnon.
Un signal encourageant
Le retour du ministère de la Communication dans l’attelage gouvernemental est perçu comme un signe positif. « Le gouvernement veut poser des actes forts », reconnaît le président de la PADeM-Bénin, qui appelle à transformer cette opportunité en dynamique durable.