*Défectuosité des nouvelles marques de dos-d'ânes sur les axes routiers de Porto-Novo*
*Une infrastructure qui n'a pas résisté à la densification du trafic*
*_Avec le nouveau visage tg un c que prennent les grandes villes du Bénin, à travers la construction et la réfection d'infrastructures coûteuses visant à garantir une attractivité et une résilience, il s'observe malheureusement que certaines parmi elles ne résistent pas à la densification du trafic, aux intempéries et caprices des usagers. Celles-ci affichent en si peu de temps une défectuosité qui saute à l'oeil._*
C'est le cas des dos- d'ânes installés sur plusieurs routes de la capitale, et qui montrent leur limite d'usage et de résilience. Plusieurs de ces ouvrages publics dans la ville sont hors d'usage et ne répondent plus aux besoins des usagers de la route.
L'idée de l’érection de ces dos-ânes sur les axes routiers est accueillie favorablement par les populations et usagers de la route depuis plusieurs années dans notre pays. Car, les accidents pour excès de vitesse sur les longues voies bien tracées qui étaient dépourvues de ces infrastructures ont assez diminué.
Que ces infrastructures soient alors érigées sur les routes, c'est une belle initiative mais quand ces infrastructures ne tiennent pas le coup, cela devient préoccupant et inquiétant !
Aurait-on installé des dos-ânes chauchemardesques
à Porto Novo ? Leur défectuosité peut s’observer quand on circule par exemple sur le tronçon quittant l'Eglise sainte Geneviève vers le Lycée Béhanzin, ou la grande route asphaltée qui passe devant le Ceg de Koutongbé, ou encore le plus grand boulevard quittant Gbodjè et qui longe vers le Ciné IRÉ AKARI devenu le siège national de l'Upr-R. Sur ces différents axes, le spectacle est visible. Ces infrastructures qui devraient servir à freiner les vitesses des indélicats automobilistes et motocyclistes et les obliger à être sages dans la conduite en respectant les règles de la circulation et le code, ne jouent plus leur rôle convenablement. Que cela soit devant le Lycée Béhanzin, ou à hauteur du Ceg Koutongbé et ou encore devant la Poste sur le grand boulevard, c'est la désolation.
*Attention !*
Gare à vous si vous arrivez en vitesse à moto ou en voiture à leur niveau et que la prudence vous ne abandonne. Les dégâts sont vite arrivés ! Des pans de l'ouvrage sont enlevés par vendroits, laissant apparaître des pointes ou objets tranchants qui peuvent porter préjudice à l'intégrité de vos engins. Parfois, certains pans sautent du goudron après qu'un véhicule est passé. Et là, bonjour les dégâts ! La question se pose de savoir pourquoi une infrastructure si importante n'ait pas pu faire le temps normal indiqué, et qu'elle a pu sombrer en si peu de temps ? Quelle est la qualité de ces ouvrages et la valeur du travail technique qui est faite ? Ce sont des questions qui méritent d'être posées et qui amènent à interpeller les autorités en charge du secteur. De plus, il faut remarquer que l'infrastructure apparaît fragile et peu résistante surtout que sur ces axes , les gros porteurs circulent et sont pour la plupart les auteurs collatéraux de ces dégâts.
*Renforcer ces infrastructures*
Les routes réhabilitées ou construites à coût de fortes ressources financières doivent être renforcées dans leur dispositif et intégrité pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle au service du développement. Des routes attractives, performantes et résilientes, avec des décors de qualité pour affirmer leur force et durabilité dans les villes urbaines pour le bonheur des citoyens, des usagers de la route et surtout du pays tout entier.
*Aurel VIGNON*
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