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Journée mondiale de la presse : PADeM-Bénin appelle à des réformes pour sauver les médias

Par LTC Admin - 02/05/2026
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PADeM-Bénin alerte lors du 3 mai sur l’urgence d’une presse libre et responsable


La célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, a été marquée par un constat préoccupant. Le dernier rapport de Reporters sans frontières, publié le 30 avril 2026 à Dakar, a déclassé le Bénin à la 113e place sur 180 pays, soit un recul de 21 places en une seule année.


Ce déclassement brutal est une alerte grave qui doit interpeller les gouvernants. Il traduit une dégradation du climat médiatique, marquée par des suspensions de médias sans préavis, un accès limité à l’information publique et une autocensure croissante dans les rédactions.


Le président de la Plateforme d’Actions pour la Démocratie et la Modernité (PADeM-Bénin), Hilarion Kingnon, a lancé un plaidoyer fort pour des réformes concrètes :


Transformer l’aide de l’État à la presse privée en un soutien réel et durable.


Activer le Fonds d’appui au développement des médias, resté trop longtemps théorique.


Mettre en place des allègements fiscaux adaptés aux fragilités des entreprises de presse.


Favoriser des partenariats transparents et équilibrés entre institutions et médias.


Développer un vaste programme de formation continue, car « un journaliste bien outillé est le premier rempart contre la rumeur ».


Le conseiller Basile Tchibozo a, pour sa part, insisté sur la responsabilité partagée entre autorités et journalistes. Aux gouvernants, il a demandé de privilégier le dialogue plutôt que la sanction, rappelant que le Bénin est signataire de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Aux professionnels des médias, il a lancé un appel à la rigueur et à l’unité :


« Face au doute, répondons par plus de rigueur ; face à la division, répondons par plus d’unité. Seuls, nous sommes vulnérables ; ensemble, nous sommes crédibles. »


Les intervenants ont également souligné les mutations liées au numérique et à l’intelligence artificielle. Le journaliste moderne doit maîtriser ces outils sans renoncer au professionnalisme, car « un journaliste professionnel n’est pas un web activiste ». La rapidité et la spontanéité des médias numériques ne doivent jamais supplanter la vérification de l’information, socle du métier.


Le recul du Bénin dans le classement de Reporters sans frontières n’est pas une simple statistique : c’est une alerte grave qui doit pousser les autorités à agir. La liberté de la presse est un pilier de la démocratie et de la paix. Sans médias libres et responsables, le développement reste fragile et la vérité vacille.


Christ paterne HOUNHOUENOU

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