IMG-LOGO
Accueil Actualités Le Bénin et trois partenaires européens évaluent les acquis du MSEC à Cotonou
Actualités

Le Bénin et trois partenaires européens évaluent les acquis du MSEC à Cotonou

Par LTC Admin - 29/10/2026
IMG

Le Bénin et trois partenaires européens évaluent les acquis du MSEC à Cotonou


Le Bénin et ses partenaires internationaux entendent consolider les acquis du Mécanisme de stabilité des États côtiers (MSEC) dans les zones frontalières exposées à l’extrémisme violent. C’est dans cette perspective que s’est ouvert, le mardi 27 octobre 2026 à Cotonou, un atelier national consacré à la présentation des résultats du mécanisme et à la définition de ses orientations stratégiques. La rencontre a été présidée par le ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé, en présence des ambassadeurs des Pays-Bas, d’Allemagne et du Royaume-Uni.


Trois années d’intervention dans les zones frontalières


Mis en œuvre depuis trois ans par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec le soutien financier du Royaume-Uni, de l’Allemagne et des Pays-Bas, le MSEC intervient dans les communes frontalières les plus exposées aux risques liés à l’extrémisme violent. Le mécanisme vise à renforcer la stabilité à travers une meilleure collaboration entre les populations, les autorités administratives et les forces de sécurité.


Cette approche prend une importance particulière dans le nord du Bénin, où les autorités poursuivent le renforcement de leur dispositif sécuritaire face aux menaces des groupes extrémistes armés. Parmi les mesures engagées figure l’opération Mirador, qui mobilise environ 3 000 soldats, ainsi qu’une unité spéciale créée en 2023 pour contribuer à la lutte contre le terrorisme dans les zones frontalières.


Au-delà de la réponse militaire, la prévention, la cohésion sociale et l’implication des communautés locales constituent des leviers essentiels pour limiter l’influence des groupes armés et préserver la stabilité des territoires concernés. Le partenariat avec les acteurs internationaux, notamment les États-Unis et l’Union européenne, s’inscrit également dans cette dynamique.



L’ancrage communautaire au cœur des priorités


À l’ouverture des travaux, en présence du ministre de l’Enseignement maternel et primaire, Armand Kuyema Natta, et de la cheffe de bureau de l’OIM, l’ambassadeur d’Allemagne au Bénin, Stefan Buchwald, a souligné l’importance de la confiance entre les populations, l’administration et les forces de sécurité.


« Un lien durable entre les habitants, l'administration et les forces de sécurité est, à mes yeux, le meilleur moyen de contenir l'infiltration des filières criminelles et des groupes armés », a-t-il déclaré.


Cette vision met en évidence le rôle déterminant de la coopération locale dans la prévention de l’extrémisme violent. La présence de services publics accessibles, le dialogue avec les populations et la participation des communautés aux initiatives de développement peuvent contribuer à réduire les facteurs de vulnérabilité dans les zones exposées.


Consolider les acquis et améliorer la coordination.



Prenant la parole, le ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé, a invité les participants à mener une réflexion approfondie sur les résultats obtenus et les perspectives du mécanisme. Il a notamment insisté sur la nécessité de consolider les acquis, de favoriser leur appropriation par les acteurs locaux et d’améliorer la coordination entre les différentes interventions.


Le ministre a également mis l’accent sur la place de la jeunesse et de l’inclusion communautaire dans la construction d’une stabilité durable. Pour les autorités béninoises et leurs partenaires, l’enjeu consiste à inscrire les actions de prévention dans une démarche cohérente, adaptée aux réalités des territoires et aux attentes des populations.


Le renforcement du suivi-évaluation figure aussi parmi les priorités évoquées. Il doit permettre de mieux apprécier les effets des interventions, d’identifier les approches les plus efficaces et d’orienter les décisions futures sur la base des résultats observés.


« Ces résultats doivent d’abord profiter aux communautés concernées », a insisté Djibril Mama Cissé.



À travers cet atelier national, le Bénin et ses partenaires entendent ainsi tirer les enseignements de trois années de mise en œuvre du MSEC et dégager des orientations pour la suite. L’objectif est de renforcer la complémentarité entre les réponses sécuritaires et les initiatives communautaires, afin de mieux prévenir l’extrémisme violent et de consolider durablement la stabilité dans les zones frontalières.


Youssouf TOUDONOU

Tags:

Anciens commentaires



Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont indiqués avec *