Dans un climat politique tendu, le Premier ministre Sébastien Lecornu a tenu des propos fermes lors de la conférence des présidents du Sénat, affirmant sans ambiguïté : « Je ne serai pas le Premier ministre qui fera une passation de pouvoir avec Jordan Bardella ». Cette déclaration, rapportée par plusieurs participants à la réunion, intervient alors que les débats budgétaires s’enlisent et que les relations entre l’exécutif et la majorité sénatoriale se dégradent.
Lecornu a également averti que « censure ou absence de vote sur le budget vaudra démission, et cela vaudra dissolution », soulignant la gravité de la situation institutionnelle. Ce message, perçu comme une tentative de dramatisation, vise à rappeler aux sénateurs leur responsabilité dans la stabilité gouvernementale.
La déclaration du Premier ministre semble répondre aux spéculations croissantes sur une possible arrivée du Rassemblement national au pouvoir, incarnée par Jordan Bardella. Ce dernier, président du RN, avait récemment affirmé que « ce n’est pas la chute du gouvernement Lecornu qui reste l’objectif, c’est l’alternance », laissant entendre une stratégie d’attente plutôt que de confrontation directe.
Dans ce contexte, Lecornu cherche à maintenir son autorité tout en mettant en garde contre les conséquences d’une crise parlementaire. Sa présence exceptionnelle au Sénat, saluée mais jugée insuffisante par certains élus, témoigne d’une volonté de reprendre la main face aux frustrations exprimées par les sénateurs, notamment sur les concessions faites au Parti socialiste.
Conclusion : Aucun passage de témoin n’est prévu entre Lecornu et Bardella. Au contraire, le Premier ministre affirme sa volonté de ne pas être celui qui faciliterait une telle transition. La tension politique reste vive, et l’avenir du gouvernement dépend désormais de l’issue des débats budgétaires.
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