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Les Démocrates en quête d’unité : nouveau report du Conseil National sur fond de dissensions internes

Par LTC Admin - 12/10/2025
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Le Conseil National du parti Les Démocrates, initialement prévu ce dimanche, a une nouvelle fois été reporté. Ce report, loin d’être anodin, révèle les profondes tensions internes qui entravent le choix du Duo présidentiel censé porter les couleurs du parti en avril 2026.


De l’extérieur, l’unité affichée par les membres du parti peut donner l’illusion d’une cohésion solide face à la mouvance présidentielle. Pourtant, derrière cette façade, les divergences sont bien réelles et de plus en plus visibles. Le report du Conseil National, annoncé à la dernière minute, en est une illustration flagrante.


Selon une source proche du parti, « le consensus n’a pas encore été trouvé », précisant que la journée dominicale serait consacrée à des négociations intenses et à de possibles concessions majeures. En clair, les multiples ajournements ne relèvent pas d’une stratégie calculée, mais traduisent une incapacité persistante à dégager un compromis entre les prétendants à la candidature.


La réunion de concertation tenue la veille au domicile de Boni Yayi, président du parti, dans le quartier Cadjèhoun à Cotonou, n’a pas permis de surmonter les blocages. Malgré sa stature d’ancien chef d’État et de leader du parti, Boni Yayi n’a pas pu imposer une décision claire ni arbitrer les divergences.


Parmi les participants figuraient des figures clés du parti : le vice-président Eric Houndété et Joël Godonou — tous deux auteurs d’un recours contre leur propre formation devant la Cour constitutionnelle — ainsi que Christophe Monsia, président du comité de sélection des candidatures, Sonon Boké, Ouassagari Dafia, Abib Houroucoubou, le député Constant Nahum, l’ancien parlementaire Jules Lodjou, et plusieurs membres du Bureau politique national.


Face à cette constellation de sensibilités et d’intérêts, Boni Yayi n’a pas pu exercer l’autorité nécessaire pour trancher, contrairement au président Patrice Talon qui, dans le camp de la mouvance, a su imposer une discipline de groupe. Le risque d’un éclatement était réel, notamment si le choix de la commission devait être imposé sans consensus. Pour éviter une rupture, les participants ont opté pour une solution temporaire : le report.


Mais ce délai supplémentaire suffira-t-il à harmoniser les positions et à faire accepter le choix de la commission ? Rien n’est moins sûr. Ce qui est certain, c’est que les tensions sont vives, bien plus que ne le perçoit le citoyen lambda. Et comme une épée de Damoclès, la question de l’auto-parrainage continue de peser sur les députés parrains du parti. À moins d’un retournement spectaculaire, certains pourraient tout simplement être écartés du processus.

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