Opposition béninoise : entre fragilités internes et échecs électoraux
À l’approche de la présidentielle du 12 avril 2026, le paysage politique béninois révèle une opposition en grande difficulté. Le duel annoncé entre majorité et opposition n’aura finalement pas lieu : le duo Hounkpè-Hounwanou, porté par le parti Les Démocrates, a été invalidé faute d’obtenir les 28 parrainages requis. Cet épisode marque un revers majeur pour la principale force contestataire, déjà affaiblie par son absence aux communales et par un bilan négatif aux législatives.
Les fissures internes se multiplient : conflits de leadership, divergences stratégiques et démissions en cascade – celles de Boni Yayi père et fils, de Daniel Edah ou encore de Guy Mitokpè – fragilisent davantage le parti. L’image d’une opposition structurée s’effrite, laissant place à un mouvement éclaté, miné par les querelles intestines.
Le Cadre de concertation de l’opposition, censé fédérer les forces dispersées, n’a pas résisté aux rivalités de personnes et aux suspicions mutuelles. Ce projet, qui aurait pu constituer un contrepoids solide face aux blocs de la majorité présidentielle, s’est transformé en coquille vide. L’incapacité à bâtir une coalition crédible illustre une faiblesse stratégique : tant que l’opposition se présentera en rang dispersé, elle restera marginalisée dans un système où la cohésion est un atout décisif.
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