*Mandatures législatives et communales*
*Le Bénin aux couleurs de l’UP-R et du BR jusqu’en 2033*
*_La fièvre électorale du 11 janvier 2026 est passée. Les installations des nouvelles mandatures parlementaire le 08 février 2026, et celle finissante des élus communaux et municipaux placent le Bénin sous les couleurs exclusives des partis politiques UP-R et BR très proches du pouvoir jusqu’en 2033._*
À la faveur du verdict des urnes, seuls les partis politiques UP-R et BR ont droit de cité dans la gestion des affaires au plan législatif, communal et municipal jusqu’en 2033.
*Une importante assise territoriale de l’UP-R et du BR*
C’est donc clair et cela ne souffre officiellement d’aucune contestation, les élections générales de 2026 ont révélé un fort ancrage des partis politiques UP-R et BR dans le Bénin. Toute chose qui explique, sur la base des réformes politiques et textes de loi en vigueur, le ratissage constaté. Et c’est de bonne guerre que les états-majors de ces deux partis jubilent quand on sait que les deux mandatures vont durer jusqu’en 2033. Surtout qu’elles ne souffriront probablement pas des débats contradictoires qu’auraient animé les élus des partis d’opposition si c’était le cas. Et c’est le lieu de regretter ou non l’absence des partis d’opposition.
*L’absence des partis d’opposition*
109 députés et 77 Conseils communaux sous la bannière UP-R et BR contre aucun élu de l’opposition.
Ce visage législatif et communal du Bénin politique de 2026 à 2033 est diversement apprécié. Pour la majorité présidentielle qui s’en frotte les mains, c’est le signe annonciateur d’une gouvernance parlementaire et communale apaisée qui ne connaîtra plus de blocages, de soubresauts inutiles. Tous les partis étant de la majorité présidentielle, on constatera une harmonisation des points de vue et surtout dans les prises des décisions majeures. Ce qui, à coup sûr, va impacter positivement sur la célérité des actions de développement du Bénin.
À écouter d’autres voix, ç’aurait été bien si l’opposition était représentée mais à condition que ce soit une opposition constructive et non de contestation, de blocage. Et à un élu de la majorité présidentielle de conclure: « à quelque chose malheur est bon, on ne regrette pas l’absence de l’oppositio4n à la béninoise ! »
*Les appréciations de l’opposition*
«Nous sommes des légalistes et non des troubleurs de fête et encore moins des personnes instrumentalisées pour bloquer les sessions pour le plaisir. Il est temps que l’on cesse d’avoir ce regard sur l’opposition ». En effet, se désole un ex parlementaire : « Ce n’est pas parce que l’on est opposant qu’on doit agir aveuglément en ne voyant que le mal partout. Si les lois, décisions et actions à engager sont bonnes, l’opposition les accompagnera. Que cesse donc la diabolisation de l’opposition qui malheureusement est totalement absente tant au plan législatif que communal de la gouvernance locale et parlementaire é».
*Le débat "élections exclusives-inclusives" toujours d’actualité ?*
Avant, pendant et après les législatives et les communales, le débat sur le caractère exclusif ou inclusif des élections générales 2026 a tenu en haleine. Maintenant que le vin est tiré et que sous peu la présidentielle aura lieu, est-il toujours indiqué de tirer la sonnette d’alarme quand on sait que cela ne produira pas d’effets en tout cas pas dans l’immédiat ! Ne serait-il pas séant de dépassionner ce débat et de se donner la main ?
Le Bénin est une nation unie, indivisible et incessible. Son développement incombe à tous ses habitants peu importe leur bord politique. Et qu’on le tienne pour dit : il n’y a pas et il n’y aura pas de béninois entièrement à part et de béninois à part entière.
La gouvernance législative et communale commençante engage le Bénin tout entier pour le septennat 2026-2033.
*Kolawolé Maxime SANNY*
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