Le projet de monnaie unique ouest‑africaine, l’ECO, franchit une nouvelle étape dans son processus de mise en œuvre. Réunis en sommet, les chefs d’État de la CEDEAO ont instruit la Commission de l’organisation d’engager les démarches nécessaires auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et d’autres organismes régionaux et internationaux compétents, afin de protéger officiellement la dénomination de la future monnaie. Cette décision traduit la volonté des dirigeants de sécuriser juridiquement le projet et d’en renforcer la crédibilité sur la scène internationale.
Le sommet a également approuvé la demande de la Guinée d’intégrer la Task Force présidentielle chargée du programme de la monnaie unique. La Commission de la CEDEAO a été mandatée pour organiser une réunion de cette instance avant le sommet ordinaire de décembre 2026, en collaboration avec le président de la Côte d’Ivoire, seul membre encore en fonction de cette Task Force. Cette intégration marque un élargissement du leadership politique autour du projet et confirme l’engagement des États membres à accélérer les discussions.
Par ailleurs, la Commission et l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) devront intensifier les concertations avec les banques centrales de la région afin de soumettre des propositions consensuelles sur les questions encore en suspens. L’objectif est de parvenir à une convergence des politiques monétaires et financières, condition indispensable à la réussite de l’ECO.
Le projet est désormais porté par douze États membres de la CEDEAO, après le retrait officiel du Burkina Faso, du Mali et du Niger en janvier 2025. Malgré cette nouvelle configuration, l’organisation régionale réaffirme sa détermination à poursuivre la mise en œuvre de la monnaie unique, considérée comme une étape majeure de l’intégration économique ouest‑africaine.
Cette dynamique illustre la volonté des dirigeants de la sous‑région de doter l’Afrique de l’Ouest d’un instrument monétaire commun, capable de renforcer la stabilité macroéconomique, de stimuler les échanges commerciaux et de consolider l’unité régionale face aux défis mondiaux.
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