La cour d’appel de Paris a ordonné ce lundi la remise en liberté de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis le 21 octobre à la prison de la Santé. Cette décision intervient après l’examen de sa requête en audience publique, au cours de laquelle le parquet général avait requis une libération sous contrôle judiciaire.
L’ancien chef de l’État, condamné dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle, avait passé vingt jours derrière les barreaux. La cour a estimé que son maintien en détention provisoire n’était pas justifié, jugeant qu’il n’existait pas de risque de dissimulation de preuves. Toutefois, les juges ont assorti cette remise en liberté de conditions strictes : interdiction de contact avec plusieurs protagonistes du dossier, dont le garde des Sceaux Gérald Darmanin, et interdiction de quitter le territoire national.
Lors de l’audience, Nicolas Sarkozy a témoigné de la dureté de son incarcération : « La prison, c’est dur, c’est très dur, je dirais même que c’est éreintant », a‑t‑il déclaré en visioconférence depuis sa cellule. Cette sortie marque la fin d’un épisode inédit dans l’histoire politique française, où un ancien président a connu la détention avant de voir sa demande de mise en liberté acceptée.
Sarkozy attend désormais son procès en appel, prévu pour mars 2026. En attendant, il demeure sous contrôle judiciaire, placé sous la surveillance de la justice française. Cette décision illustre la volonté des magistrats de concilier respect des droits de la défense et garanties nécessaires au bon déroulement de la procédure.
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