Le climat politique sénégalais connaît une nouvelle secousse après les déclarations d’Ousmane Sonko à propos du président Bassirou Diomaye Faye. Dans une série de propos tenus lors de réunions internes et relayés par ses proches, Sonko accuse son ancien compagnon de route de chercher à déstabiliser le parti Pastef en négociant directement avec certains membres sans passer par les instances dirigeantes.
Selon Sonko, Diomaye Faye aurait affirmé être le plus représentatif au sein du parti, ce qui a suscité une réaction tranchante de l’opposant : « Il faut sortir dans la rue et appeler à un meeting. Sans Ousmane Sonko, si tu réunis 100 personnes, on verra. » Il estime que le président nourrit une animosité personnelle à son égard, allant jusqu’à refuser de s’entretenir avec lui et ses lieutenants, préférant dialoguer avec des acteurs extérieurs au parti.
Sonko dénonce également des « combines politiques » autour de l’idée d’un second mandat pour Diomaye Faye, affirmant qu’il aurait été prêt à diriger sa campagne si les engagements initiaux avaient été respectés. Il critique une stratégie de provocation visant certains militants, citant les convocations de figures comme Cheikh Bara et Guy, et accuse le pouvoir de manigances et de complots, notamment à travers la saisine du Conseil constitutionnel.
Tout en se présentant comme un « grand frère », Sonko appelle Bassirou Diomaye Faye à redescendre de son piédestal, estimant qu’il ne maîtrise pas encore les réalités de la gouvernance. Il précise toutefois que Pastef n’entend pas déposer de motion de censure contre le gouvernement, sauf en cas d’attaque directe, et insiste sur la nécessité pour les autorités de parler au peuple inquiet face à l’hivernage et à la hausse probable des prix.
Ces déclarations mettent en lumière des tensions internes au sein de Pastef et révèlent une fracture entre deux figures majeures du paysage politique sénégalais. Elles posent la question de l’avenir du parti et de la relation entre Sonko et Diomaye Faye, dans un contexte où la stabilité politique et économique reste une préoccupation centrale pour les citoyens.
Les champs obligatoires sont indiqués avec *