Port de Cotonou : l’AJDMDB exige l’arrêt des prélèvements tarifaires hors barème sur les véhicules en transit
L’Association des Jeunes Déclarants et Mandataires en Douane du Bénin (AJDMDB) hausse le ton face à la persistance de prélèvements tarifaires qu’elle juge non conformes à la réglementation sur les véhicules en transit au Port autonome de Cotonou. Dans un courrier adressé aux directeurs généraux des sociétés de consignation, l’association exige l’arrêt de ces pratiques et appelle à l’application stricte des textes en vigueur.
Dans sa correspondance N°46/AJDMDB/12/09/2026, adressée le 7 septembre 2026 aux responsables des différentes sociétés de consignation, l’AJDMDB demande notamment la cessation des prélèvements qu’elle considère comme des frais hors barème appliqués aux véhicules en transit au Port autonome de Cotonou.
L’association fonde sa démarche sur l’arrêté interministériel N°028/MIT-MEF/DC/SGM/PAC/DGDDI/SA/021SGG17 du 10 juillet 2017, qui encadre les modalités tarifaires applicables sur la plateforme portuaire. Pour l’AJDMDB, les différents acteurs concernés doivent se conformer strictement aux dispositions de ce texte et éviter toute facturation qui ne serait pas prévue par le barème réglementaire.
L’AJDMDB dénonce la persistance des « faux frais »
Dans le courrier signé par son président, Marouf Salami, et enregistré sous le numéro 3422 au secrétariat de la Direction générale des Douanes, l’association revient sur les préoccupations qu’elle dit avoir déjà soulevées auprès des autorités compétentes.
L’AJDMDB déplore notamment la persistance de plusieurs prélèvements qu’elle qualifie de « faux frais ». Elle cite, à titre d’exemple, des frais SYDONIA estimés à 1 000 FCFA, une redevance ISPS comprise, selon elle, entre 4 000 et 6 000 FCFA, ainsi que des surcoûts liés aux opérations de groupage et de dégroupage qu’elle estime abusifs, pouvant atteindre 42 500 FCFA par véhicule.
Selon l’association, ces pratiques persistent malgré les démarches entreprises auprès du Bureau d’Analyse et d’Investigation (BAI), des ministères sectoriels concernés et de la Direction générale des Douanes.
Une demande d’application stricte des textes
L’AJDMDB rappelle qu’une séance d’arbitrage aurait été convoquée par la Direction générale des Douanes à la suite de ses différentes dénonciations. Pour l’organisation, cette démarche devait contribuer à clarifier la situation et à favoriser le respect des dispositions réglementaires applicables.
Mais elle estime que la persistance de certains prélèvements constitue une source de préoccupation pour les professionnels intervenant dans le transit des véhicules.
Dans sa correspondance, l’association dénonce ainsi ce qu’elle considère comme une « insoumission répétée » aux directives de l’administration douanière et aux différents textes réglementaires encadrant les activités portuaires.
Pour Marouf Salami et les responsables de l’AJDMDB, le respect des barèmes officiels demeure essentiel pour garantir davantage de transparence et d’équité dans les opérations portuaires, mais également pour contribuer à l’assainissement de la chaîne logistique.
L’AJDMDB promet de poursuivre le combat
Se présentant comme un cadre de concertation d’acteurs portuaires engagés en faveur de l’assainissement et du respect des normes sur la plateforme portuaire, l’AJDMDB entend maintenir la pression afin que les textes réglementaires soient effectivement appliqués.
L’association exige, à cet effet, l’alignement sans délai des différentes grilles tarifaires sur le barème réglementaire et appelle les structures concernées à mettre un terme aux prélèvements qu’elle estime non conformes aux dispositions en vigueur.
À travers cette nouvelle interpellation, l’AJDMDB entend donc attirer une nouvelle fois l’attention des autorités et des acteurs de la chaîne portuaire sur la nécessité d’une application stricte des textes qui régissent les opérations de transit au Port autonome de Cotonou.
L’évolution de ce dossier, notamment les suites qui seront réservées aux revendications de l’association par les sociétés de consignation et les autorités compétentes, reste attendue.
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