Dans le cadre d’une vaste réforme de l’administration publique, le gouvernement béninois a décidé de supprimer les postes de Directeurs adjoints de cabinet (DAC) et de Secrétaires généraux adjoints (SGA) dans les ministères. Cette mesure s’inscrit dans une logique de simplification des organigrammes et de modernisation de l’appareil d’État.
La finalité de cette réorganisation est claire : réduire les lourdeurs bureaucratiques, accélérer la prise de décision et renforcer la responsabilité directe des principaux gestionnaires. Les DAC et SGA, souvent perçus comme des relais administratifs intermédiaires, étaient jugés redondants et sources de complexité dans les circuits décisionnels. Leur suppression vise donc à fluidifier la chaîne hiérarchique et à donner plus de poids aux ministres et secrétaires généraux, désormais pivots de la gestion administrative.
Cette réforme s’accompagne de la mise en place des Attributions, Organisations et Fonctionnements (AOF), documents administratifs qui redéfinissent les missions et responsabilités des ministères. L’objectif est de garantir une meilleure cohérence de l’action gouvernementale et d’aligner les structures administratives sur les priorités nationales de développement.
Sur le plan budgétaire, la suppression de ces postes permet une optimisation des ressources et une réduction des coûts de fonctionnement. Mais au-delà des économies, c’est surtout la recherche d’efficacité et de performance qui motive cette décision. Le gouvernement entend ainsi instaurer une culture de résultats, où chaque acteur est directement responsable de ses missions, sans relais superflu.
Les conséquences attendues sont multiples : une administration plus agile, des décisions plus rapides, une meilleure coordination entre les structures et une gouvernance davantage axée sur la performance. Toutefois, cette réforme soulève aussi des interrogations sur le redéploiement du personnel concerné, dont les modalités restent à préciser.
En définitive, la suppression des DAC et SGA marque une étape importante dans la volonté du Bénin de bâtir une administration moderne, efficace et tournée vers les résultats. Elle illustre une ambition de transformation profonde de l’État, au service d’une gouvernance plus transparente et performante.
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