*Bénin*
*L’ancien ministre Christian Enock Lagnidé écrit à Patrice Talon*
*Le ministre de la République estime que trente-cinq ans après son adoption, la Loi fondamentale doit être adaptée aux réalités sociales, économiques et institutionnelles actuelles du Bénin. Selon lui, une réforme « éclairée » s’impose pour renforcer la stabilité politique et consolider les acquis démocratiques. Fcfa un c
Parmi les propositions phares soumises par Christian Enock Lagnidé figure l’instauration d’un mandat présidentiel unique de cinq ou sept ans, non renouvelable, à partir de 2031. Ce modèle, précise-t-il, permettrait d’éviter les tensions liées au renouvellement du mandat présidentiel et de promouvoir une gouvernance axée sur la vision et l’équité nationale.
Il suggère également l’actualisation de l’âge d’éligibilité à la présidence de la République, qui devrait désormais se situer entre 35 et 70 ans, afin de donner plus d’opportunités aux jeunes générations politiquement mûres et prêtes à servir le pays.
Autre proposition majeure : rendre le vote un devoir civique fortement recommandé, voire obligatoire, à compter de 2031. À défaut du vote obligatoire, il préconise la mise en place d’un mécanisme d’encouragement ou de récompense pour les citoyens participant régulièrement aux scrutins.
Enfin, Christian Enock Lagnidé soutient la création d’un Sénat, conformément à la proposition de loi en discussion, pour consacrer le bicaméralisme au sein du parlement béninois. Cette Chambre haute, qualifiée de « véritable chambre de sagesse et de mémoire nationale », aurait pour mission de veiller à la sauvegarde de la démocratie, d’assurer la qualité de la gouvernance publique et de favoriser le consensus national.
Il propose que le Sénat soit composé :
de membres de droit à vie, notamment les anciens présidents de la République, de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ;
et de membres désignés pour un mandat de cinq ans renouvelable, parmi lesquels six représentants des collectivités territoriales et cinq anciens ministres ou hauts fonctionnaires expérimentés.
Pour Christian Enock Lagnidé, ces réformes contribueraient à renforcer la continuité de la République et à garantir la stabilité des institutions béninoises dans un esprit de sagesse, de cohésion et de responsabilité politique.
Source : https://www.linvestigateur.info/?
Les champs obligatoires sont indiqués avec *