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Réouverture des frontières : le Bénin franchit le pas, le Niger reste en attente

Par LTC Admin - 15/06/2026
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Romuald Wadagni au Niger : l’espoir d’une réouverture des frontières Douanes béninoises .


 Marouf Salami appelle à des réformes Courageuses la récente visite du président Romuald Wadagni au Niger et au Burkina Faso a ravivé les attentes des opérateurs économiques béninois. Pour les acteurs du commerce transfrontalier, cette initiative pourrait marquer un tournant décisif dans la coopération régionale et la relance des échanges commerciaux.Invité de notre rédaction, Marouf Salami, président de l’Association des jeunes déclarants et mandataires en douane du Bénin, a livré un témoignage empreint d’espoir et de réalisme.✦ Une frontière fermée depuis trop longtemps« Cette fermeture a vraiment impacté nos activités. Le port de Cotonou, pourtant le plus rapide et le plus accessible pour le Niger et le Burkina Faso, s’est vu déserté au profit de Lomé et Lagos », déplore M. Salami.Il rappelle que le taux douanier direct vers le Niger est de 1 %, contre 9,13 % lorsqu’il faut passer par le Nigeria. « La différence est énorme. Chaque jour de fermeture est une perte pour nos opérateurs », insiste-t-il.

 L’attente d’une reprise rapideUn comité nigérien a été mis en place pour proposer des solutions aux deux chefs d’État. Pour les acteurs économiques, le temps presse. « Nous sommes très pressés. Les marchandises sont déjà prêtes, mais bloquées. La réouverture serait une délivrance et relancerait immédiatement les activités », affirme le président de l’association.Il ajoute : « Ouvrir cette frontière, c’est permettre la libre circulation des biens et des personnes. C’est aussi redonner vie aux transporteurs et aux commerçants qui attendent depuis trop longtemps. »✦ Coopération régionale et vision stratégiqueAu-delà du Niger, M. Salami appelle à un rapprochement avec le Tchad, partenaire stratégique pour le Bénin. « Les caisses de l’État ont souffert, le port s’est vidé. Il faut diversifier et sécuriser nos corridors », plaide-t-il.✦ Un nouveau souffle attendu à la douaneLa nomination du colonel Raouf Malroso à la tête de la Direction générale des douanes est perçue comme une bouffée d’air frais. « C’est un choix courageux, axé sur la jeunesse. Nous espérons qu’il saura corriger les dysfonctionnements », déclare M. Salami.Parmi les défis prioritaires :Simplification des procédures pour mettre fin aux tracasseries.Fiabilisation des dépôts et des connexions informatiques.Transparence des ventes en ligne pour éviter les monopoles.Restauration de la confiance auprès des importateurs et transporteurs.

Des propos qui résonnent« Nous voulons rencontrer le nouveau directeur pour lui présenter nos propositions. Nous voulons aussi qu’il vienne au port, car c’est le cœur de l’économie nationale », conclut M. Salami.👉 Cet article met en lumière la vision optimiste des acteurs économiques : sous l’impulsion du président Romuald Wadagni, la réouverture des frontières et les réformes douanières pourraient redonner souffle au commerce régional et renforcer la vitalité du port de Cotonou.

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