Le parti PASTEF, dirigé par Ousmane Sonko, a posé des conditions fermes pour sa participation au futur gouvernement sénégalais. Alors que le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo s’attelle à la formation de son équipe, le PASTEF, désormais majoritaire à l’Assemblée nationale, entend peser de tout son poids dans les négociations. Selon Ansoumana Sambou, membre du comité exécutif, le parti refuse toute approche individuelle de ses responsables et exige que les discussions se fassent collectivement.
Parmi les conditions énoncées figurent l’intégration du programme politique du PASTEF dans la feuille de route gouvernementale, la renégociation des contrats stratégiques, une lutte renforcée contre la corruption, un consensus national sur la dette publique ainsi qu’une participation directe à la répartition des portefeuilles ministériels. « On négocie en bloc, et on rejoint en bloc le gouvernement », a insisté Sambou, rappelant la volonté du parti de préserver son unité et sa cohérence.
Cette posture traduit la détermination du PASTEF à imposer une gouvernance fondée sur la transparence et la responsabilité. Elle illustre également les enjeux d’une cohabitation politique inédite au Sénégal, où le président Bassirou Diomaye Faye devra composer avec une Assemblée nationale dominée par le parti de Sonko. La réussite de ces négociations conditionnera la stabilité institutionnelle et la solidité du futur gouvernement.
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