Sénégal : un gouvernement de 30 membres entre continuité et renouvellement.
Le président sénégalais a officialisé, par le décret n°2026‑1130 du 1er juin 2026, la composition du nouveau gouvernement. L’équipe compte trente membres, dont plusieurs reconductions, des changements de portefeuille et de nouvelles figures issues du monde politique et technocratique. Dans les ministères régaliens, Yankoba Diémé prend les Forces armées en remplacement du général Birame Diop, tandis que Mouhamadou Makhtar Cissé et Cheikh Niang sont reconduits respectivement à l’Intérieur et aux Affaires étrangères. Moussa Sarr devient ministre de la Justice, succédant à Yassine Fall. Sur le plan social et éducatif, Moustapha Mamba Guirassy reste à l’Éducation nationale, Ibrahima Sy conserve la Santé, et Marie Angélique Mame Selbé Diouf prend la Famille et l’Action sociale. Boubacar Camara est nommé à l’Enseignement supérieur. Côté économie, Cheikh Diba dirige désormais un ministère fusionné de l’Économie, des Finances et du Plan, Serigne Guèye Diop est reconduit à l’Industrie et au Commerce, Alioune Dione confirmé à la Microfinance, et Cheikhou Oumar Ba prend l’Agriculture et la Souveraineté alimentaire. Dans les infrastructures et l’environnement, Déthié Fall reste aux Infrastructures, Cheikh Tidiane Dieye à l’Hydraulique, Moussa Bala Fofana à l’Urbanisme, tandis qu’Aliou Gori Diouf succède à El Hadji Abdourahmane Diouf à l’Environnement et que Cheikhou Oumar Seck prend les Mines. Bacary Sarr devient porte‑parole du gouvernement à la Communication, Alpha Thiam prend la Culture et le Tourisme, et Djirèye Clotilde Coly la Jeunesse et les Sports. Samba Diouf est nommé aux Télécommunications et au Numérique, Abdoul Ahad Ndiaye aux Transports, et Amy Mara aux Pêches. Quatre ministres délégués complètent l’équipe : Bassirou Sarr au Budget, Allé Nar Diop à l’Économie et la Coopération, Ousmane Diagne à l’Élevage, et Mame Coumba Diop à la Culture et au Patrimoine. Papa Assane Touré est nommé ministre secrétaire général du Gouvernement. Ce nouvel exécutif illustre une combinaison de continuité et de renouvellement : plusieurs ministres régaliens sont reconduits pour assurer la stabilité, tandis que de nouvelles figures issues de la société civile et du monde technocratique marquent une volonté de modernisation. La fusion de certains portefeuilles traduit une recherche de cohérence dans la gestion publique, et l’équilibre entre technocrates et politiques dessine les contours d’une gouvernance qui veut conjuguer efficacité et représentativité
Les champs obligatoires sont indiqués avec *