À l’approche du scrutin présidentiel de 2025 en Côte d’Ivoire, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé un appui financier de 217 millions de francs CFA, destiné à consolider les mécanismes électoraux et à garantir le respect des droits humains. Ce financement est réparti entre deux institutions nationales : la Commission électorale indépendante (CEI), qui reçoit 170 millions de francs CFA, et le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), bénéficiaire de 47 millions de francs CFA.
La CEI affectera l’intégralité de son enveloppe à la formation des agents électoraux et des membres des bureaux de vote, dans une démarche de professionnalisation du processus. Le CNDH, quant à lui, mobilisera ses ressources pour déployer 2 400 observateurs des droits humains dans les 12 000 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire national. Namizata Sangaré, présidente du CNDH, a réaffirmé l’engagement de son institution à garantir un climat serein :
« Nous serons présents sur le terrain pour que chaque citoyen puisse voter librement, sans peur ni intimidation. »
La représentante résidente de la CEDEAO en Côte d’Ivoire a salué cette initiative comme une manifestation concrète de l’engagement de l’organisation régionale en faveur de la démocratie dans ses États membres. Elle a également appelé l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus électoral à promouvoir des « messages de paix et de transparence », dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes.
En effet, à quelques semaines du scrutin, le climat politique reste tendu. La décision du Conseil constitutionnel de rejeter les candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam a ravivé les crispations. Tous deux ont été exclus de la liste électorale. Cinq candidatures ont été validées, dont celle du président sortant Alassane Ouattara.
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