Le mercredi 12 novembre 2025, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture la suspension de la réforme des retraites de 2023, qui prévoyait de relever l’âge légal de départ à 64 ans. Le vote s’est inscrit dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Sur 505 votants, 255 députés ont soutenu la suspension contre 156 opposants.
Cette réforme, portée initialement par Élisabeth Borne et Olivier Dussopt, était devenue le symbole du second mandat d’Emmanuel Macron. Mais face aux tensions sociales persistantes et aux négociations politiques, le gouvernement de Sébastien Lecornu a dû concéder cette suspension pour éviter une motion de censure.
Les enjeux politiques
Un compromis politique : La suspension a été obtenue sous la pression du Parti socialiste, qui en avait fait une condition pour ne pas censurer le gouvernement.
Des critiques persistantes : Les Insoumis et les communistes dénoncent un simple « décalage » et non une véritable annulation, estimant que la réforme reste inscrite dans le calendrier.
Un report stratégique : Le texte suspend l’application de la réforme jusqu’à janvier 2028, laissant ouverte la question du financement du système de retraites.
Réactions et perspectives
Les syndicats saluent une victoire symbolique, mais restent vigilants sur la suite des débats.
Les opposants rappellent que la durée de cotisation et l’équilibre budgétaire demeurent des sujets brûlants.
Le gouvernement présente cette suspension comme une mesure de responsabilité, permettant de rouvrir le dialogue social et politique.
La suspension de la réforme des retraites marque une étape importante dans le débat social français. Si elle apaise temporairement les tensions, elle ne règle pas la question de fond : comment financer durablement le système de retraites dans un contexte de vieillissement démographique. Le rendez-vous est désormais fixé à 2028, avec un enjeu politique et social qui reste entier.
Les champs obligatoires sont indiqués avec *