IMG-LOGO
Accueil Actualités Technocrates vs cadres politiques : premières secousses dans la coalition présidentielle
Actualités

Technocrates vs cadres politiques : premières secousses dans la coalition présidentielle

Par LTC Admin - 02/06/2026
IMG

*Gouvernement Wadagni* 


*L’UPR et le BR face aux premières frustrations de la base militante*


*_Nomination du 24 mai 2026 : technocrates vs cadres de partis, la coalition au pouvoir gère ses premières tensions internes_*


Des militants et cadres de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et du Bloc républicain (BR), les deux partis de la mouvance présidentielle, ont exprimé leur mécontentement face à la composition du premier gouvernement de *Romuald Wadagni*, nommé le *24 mai 2026*. Ces voix internes dénoncent ce qu’elles qualifient de *faible représentativité de la classe politique militante* dans un exécutif dominé par des technocrates peu connus du grand public. Les deux formations avaient pourtant chacune transmis à la présidence des listes d’une vingtaine de personnalités pressenties avant l’investiture, selon des sources bien informées.


*Joseph Djogbénou plaide pour l’intérêt général à l’UP-R* 

 

Face aux remous, le président de l’UPR, Joseph Djogbénou, a tenu une réunion avec les militants du Littoral. Il a reconnu explicitement que la formation du gouvernement avait été «difficile à composer» et a concédé que de nombreux membres du parti avaient « *la légitimité, le mérite et la compétence d’y figurer* ». Il a plaidé pour que l’intérêt national prime sur les calculs partisans : «Nous, à l’Union Progressiste Le Renouveau, nous plaçons l’intérêt général au-dessus de tout, le Bénin». Pour lui, les ministres doivent comprendre « *l’esprit du projet de société* » pour accompagner le Chef de l’État vers des résultats concrets.


*Silence officiel au BR mais réserves en interne*  


Au *Bloc républicain*, aucune personnalité n’a pris la parole publiquement sur ce sujet. Un cadre du parti ayant requis l’anonymat a néanmoins exprimé ses réserves : « *Il y a parmi nous beaucoup de cadres et personnalités ayant fait leurs preuves dans divers domaines. Nous avons espéré être associés à la gouvernance à un nombre plus élevé, mais nous espérons que les choses vont s’améliorer* ». La réunion de Djogbénou et le silence calculé du BR signalent que la gestion de cette insatisfaction interne constitue l’un des premiers défis de cohésion de la coalition au pouvoir.


*Un exécutif de 25 membres, 7 postes pour les deux partis*

 

Le *gouvernement Wadagni compte 25 membres*, dont *sept anciens ministres de Patrice Talon reconduits*. L’UPR y est représentée par *Gildas Agonkan à la Défense*, *Véronique Tognifodé à la Famille* et *Sèdami Medégan Fagla à l’Enseignement supérieur*. Le BR compte *Janvier Yahouédéou à la Décentralisation*, *Shadiya Alimatou Assouma au Commerce Intérieur*, *Aurélie Adam Soulé Zoumarou à la Communication* et *Djibril Mama Cissé Moussa à l’Intérieur* — soit *sept postes sur 25* pour les deux partis qui représentent la totalité de la coalition gouvernementale. L’exécutif final ne comporte par ailleurs *aucun représentant de l’opposition ayant soutenu Wadagni en campagne*, le président ayant choisi de ne pas ouvrir son gouvernement au-delà de la mouvance présidentielle.


*Une équipe marquée par la préférence technocratique*  


La tension entre les attentes des appareils partisans et la composition effective du gouvernement n’est pas une surprise. Wadagni avait signalé pendant sa campagne une *préférence pour des profils techniques* et avait constitué son cabinet autour de ce principe. Plusieurs titulaires de portefeuilles clés viennent directement d’organisations internationales ou du secteur privé, sans antécédent d’engagement partisan documenté : le *ministre de l’Économie Aristide Médénou*, le *ministre de la Transformation digitale Mahuna Akplogan*, la *ministre des Affaires étrangères Corinne Amori Brunet* ou le *ministre de l’Agriculture Adin Yéton Bloukounon Goubalan*.


*Aucune réaction officielle de la présidence face à ces aptitudes*


Mais en réalité, le développement d'une nation marche aux antipodes de la distribution des postes aux partisans. Seule la gestion saine fondée sur la technocratie pour un développement réel du pays afin de juguler les nombreuses attentes des populations doit compter.


*Youssouf TOUDONOU*

Tags:

Anciens commentaires



Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont indiqués avec *