Le président de la transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a lancé un appel solennel à la promotion d’un islam modéré et à la vigilance face aux dérives extrémistes. Devant les Forces vives de la région du Yaadga, dans le nord du pays, il a insisté sur la nécessité de soutenir les imams porteurs d’un message de paix et de tolérance, tout en dénonçant les influences extérieures qui cherchent à instrumentaliser la religion pour déstabiliser le Burkina Faso. Selon lui, la lutte contre le terrorisme ne peut se limiter aux armes : elle doit aussi s’attaquer aux discours radicaux qui menacent la cohésion sociale.
Le chef de l’État a pointé du doigt certains prédicateurs accusés de favoriser l’extrémisme religieux, affirmant que des mesures pourraient être prises pour contrer leurs agissements. Il a également mis en garde contre des puissances étrangères qui, selon lui, tentent d’utiliser la religion comme un levier de déstabilisation. Dans ce contexte, Ibrahim Traoré a annoncé un soutien financier aux imams qui prônent la paix et la modération, afin de renforcer leur rôle dans la société.
Le président a par ailleurs encouragé les jeunes burkinabè en formation religieuse à l’étranger à revenir au pays pour contribuer à la consolidation d’un islam équilibré et patriotique. Pour lui, la défense des valeurs religieuses doit s’inscrire dans une logique de protection de la nation et de préservation de l’unité nationale.
Ce discours marque une étape importante dans la stratégie de la transition : associer la lutte militaire contre le terrorisme à une bataille idéologique et spirituelle contre l’extrémisme. En prônant un islam modéré et en soutenant les imams porteurs de paix, Ibrahim Traoré veut bâtir un Burkina Faso résilient, uni et fidèle à ses valeurs, convaincu que la victoire contre le terrorisme passe autant par les armes que par les esprits.
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