Vers la restitution du célèbre « dieu Gou » au Bénin !*
*Un projet de loi voté par le Sénat français en donne l’espoir.
*Vers la restitution du célèbre « dieu Gou » au Bénin !*
*Un projet de loi voté par le Sénat français en donne l’espoir*
*_Lors des guerres coloniales, la France a pillé de nombreux objets d’art considérés comme trophées de guerre. Grâce à une nouvelle loi historique votée par le sénat et qu’elle se prépare à adopter, ces trésors royaux pillés pourraient être restitués aux pays d’origine. Pressenti, le Bénin pourrait récupérer le dieu Gou et autres objets précieux pillés._.*
Ce 29 janvier 2026, le sénat français a voté à l’unanimité un projet de loi initié depuis près de 20ans et présenté par la sénatrice Catherine Morin-Desailly. Le projet de loi dont il est question en attendant son adoption par le parlement français se rapporte à la restitution à leur pays d’origine des objets d’art pillés par la France entre 1815 et 1972 lors des guerres coloniales et autres expéditions. Aussi, établit-il des règles claires basées sur un examen scientifique des demandes de restitution présentées par les pays concernés.
Selon le site d’informations TF1 Info, le projet de loi entend encadrer le processus complexe de restitution de biens acquis par la France de manière "illicite", souvent durant la période coloniale, et permettra d'apporter une réponse plus efficace et documentée aux pays réclamant la restitution d'œuvres ou objets actuellement conservés dans les musées français.
En Afrique, treize pays ont déjà introduit des demandes de restitution de leurs biens pillés auprès des autorités françaises. Parmi ces pays,
se trouve le Bénin dont la requête vise surtout le célèbre dieu Gou ainsi que d’autres objets.
*Le dieu Gou*
C’est une sculpture du royaume du Danxomè en fer martelé datant de 1858 qui a été pillée par les troupes coloniales françaises lors de l’expédition de 1892.
Symbole de la résistance, il représente un pilier du patrimoine culturel béninois. Actuellement il est conservé au musée du Quai Branly à Paris.
*Des appréciations*
Alain Godonou, historien et conseiller spécial du président béninois pour le patrimoine et les musées sur l’importance de cette restitution sur RFI : « Sa place légitime est au Musée international du vaudou. » qui attend impatiemment le retour de Gou et autres objets d’art. Selon lui, cette restitution « permettra de raviver les traditions vaudou et d’attirer des touristes, boostant l’économie locale ». Doit-on le rappeler, le Bénin avait déjà récupéré en 2021, 26 trésors royaux.
Pour la sénatrice Catherine Morin-Desailly, il y a assurément un changement de mentalité étant entendu que « Les musées abordent désormais la traçabilité et rétablissent un dialogue fructueux avec les États requérants. »
Rachida Dati, ministre de la Culture : « Cette loi nous donne l'occasion historique d'affirmer le souhait de la France de renforcer les liens culturels qui l'unissent au monde » face aux « tentations nationalistes » et aux « discours de repli ».
*Le Bénin a-t-il les moyens de conserver ces trésors ?*
La réponse est encore donnée par l’historien Godonou pour qui, par la construction du Musée international du vaudou, le Bénin prouve sa capacité à conserver ces trésors dans des conditions optimales.
II est à souhaiter que les requêtes du Bénin aboutissent tout comme celles des autres pays qui sont dans le cas et que le Bénin puisse récupérer à la longue tout son patrimoine culturel qui contribue encore à la valorisation de musées étrangers.
*Kolawolé Maxime SANNY*
Au-delà du Bénin, l’Algérie réclame les effets personnels d’Abd El Kader, le Sénégal le trésor de Ségou, et le Mexique des manuscrits aztèques. Mais pour le Bénin, ce texte pourrait accélérer le rapatriement de dizaines d’objets, favorisant une coopération culturelle durable.
Ce projet, bientôt examiné à l’Assemblée nationale, illustre une reconnaissance tardive des injustices coloniales. Pour le Bénin, il s’agit d’une victoire morale et patrimoniale, renforçant sa souveraineté culturelle face à un passé douloureux.
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