Violences xénophobes en Afrique du Sud : le Ghana intensifie le rapatriement de ses ressortissants
Accra, 27 juillet 2026 – Face à la recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud, le gouvernement ghanéen a annoncé l’achèvement d’une vaste opération de rapatriement de ses citoyens. Selon le ministère des Affaires étrangères, près de 1 000 travailleurs immigrés ghanéens ont regagné leur pays dimanche et lundi à bord de vols spéciaux affrétés par les autorités. Cette nouvelle vague d’évacuation s’ajoute aux 930 ressortissants déjà rapatriés au cours des derniers jours, portant à près de 2 000 le nombre total de Ghanéens évacués en moins d’une semaine.
Une opération exceptionnelle pour protéger les citoyens
Le ministère des Affaires étrangères précise que ces vols marquent la phase finale du dispositif exceptionnel mis en place par Accra. L’objectif est clair : garantir la sécurité des ressortissants ghanéens face à une situation sécuritaire jugée alarmante dans plusieurs villes sud‑africaines, où les attaques ciblent de plus en plus les migrants africains.
Une interpellation diplomatique forte
Sur le plan diplomatique, le président John Mahama a appelé l’Union africaine (UA) à intervenir de manière urgente et coordonnée pour endiguer la montée des violences xénophobes. Selon lui, ces attaques constituent une menace directe pour l’intégration africaine et fragilisent les efforts de coopération régionale. Le chef de l’État ghanéen a également critiqué les autorités sud‑africaines, qu’il accuse de ne pas prendre les mesures nécessaires pour protéger efficacement les ressortissants étrangers.
Un signal pour l’Afrique
Ce rapatriement massif illustre la gravité de la crise et met en lumière les limites de la protection des migrants en Afrique du Sud. Pour Accra, il s’agit non seulement de sauver des vies, mais aussi de lancer un signal fort aux institutions africaines : la lutte contre la xénophobie doit devenir une priorité continentale.
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