IMG-LOGO
Accueil Actualités Wenceslao Moguel : l’homme qui a survécu à son exécution
Actualités

Wenceslao Moguel : l’homme qui a survécu à son exécution

Par LTC Admin - 17/07/2026
IMG

Une exécution sans procès

Le 18 mars 1915, en pleine Révolution mexicaine, Wenceslao Moguel Herrera, jeune soldat de 18 ans combattant sous les ordres de Pancho Villa, est capturé par les forces constitutionnalistes. Sans procès ni défense, la sentence tombe immédiatement : la mort par peloton d’exécution.


Aligné contre un mur avec ses camarades, il reçoit huit, puis neuf balles dans le corps. Effondré, il est achevé par un officier qui lui tire une balle dans la tête à bout portant, le fameux « coup de grâce ». Son corps est laissé parmi les cadavres.


Le miracle de la survie

Contre toute logique, Moguel reprend conscience quelques heures plus tard. Défiguré, la mâchoire fracassée, il parvient à ramper jusqu’à l’église Saint‑Jacques‑l’Apôtre, où un membre de la paroisse le recueille. Sans soins médicaux immédiats, son corps cicatrise seul.


Ce survivant improbable devient une légende vivante. La presse le surnomme El Fusilado, « le fusillé ». Son histoire fascine le monde entier : en 1937, il est invité dans l’émission américaine Ripley’s Believe It or Not! qui présente les faits incroyables.


Une vie après la mort annoncée

Wenceslao Moguel ne se contente pas de survivre quelques mois. Il vit encore 61 ans après son exécution manquée. Il porte toute sa vie les cicatrices de ce jour, mais traverse le XXe siècle comme un symbole de résistance et de destin hors du commun.


Le 29 juillet 1976, il s’éteint à 79 ans, de mort naturelle, dans son lit. Une fin paisible pour celui qui avait été officiellement déclaré mort six décennies plus tôt.


Héritage d’une légende

L’histoire de Moguel reste l’une des plus incroyables de la Révolution mexicaine. Elle illustre à la fois la brutalité des guerres civiles et la force mystérieuse de la vie. Son nom demeure associé à l’idée que même face à la mort certaine, l’homme peut défier le destin.

Tags:

Anciens commentaires



Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont indiqués avec *