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Natitingou : un front commun pour identifier, inventorier, sauvegarder, valoriser et transmettre le patrimoine culturel immatériel des Montagnes.

Par LTC Admin - 14/04/2026
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Natitingou : un front commun pour identifier, inventorier, sauvegarder, valoriser et transmettre le patrimoine culturel immatériel des Montagnes.


La salle de conférence de la préfecture de l’Atacora a accueilli un atelier de formation consacré au patrimoine culturel immatériel (PCI). Organisé par l’Agence de Sauvegarde de la Culture des Montagnes, l’événement a réuni les acteurs institutionnels et communautaires des départements de l’Atacora et de la Donga. Objectif : renforcer leurs compétences sur les fondamentaux de la Convention de 2003 de l’UNESCO, les méthodes d’inventaire et les procédures d’inscription sur les listes internationales.


La cérémonie d’ouverture a été marquée par des interventions fortes et inspirantes.


Imadou Dine Traoré, Directeur départemental du Tourisme, de la Culture et des Arts des Départements de l'Atacora et de la Donga, a rappelé :

« Nos communautés sont dépositaires de traditions séculaires, de savoir-faire uniques et d’expressions culturelles d’une grande valeur. Ce patrimoine est un marqueur identitaire fort et un levier stratégique pour le développement local, notamment en matière de tourisme culturel et de cohésion sociale. »


Il a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des acteurs locaux :

« La sauvegarde du patrimoine culturel immatériel n’est pas seulement une question de conservation. Elle est aussi un enjeu de développement, d’éducation et de transmission des valeurs. »


Lydie Déré Chabi Nah, préfète de l’Atacora, a pour sa part souligné :

« Le patrimoine culturel immatériel constitue une richesse inestimable. Il est l’expression vivante de notre identité, de notre histoire et de nos valeurs. Sa sauvegarde est une responsabilité collective qui requiert l’engagement des autorités administratives, des collectivités territoriales et surtout des communautés locales. »


Elle a exhorté les participants à s’impliquer pleinement :

« Cette formation offre une opportunité précieuse de renforcer les compétences des acteurs et de structurer les actions de sauvegarde. J’invite chacun à faire preuve d’assiduité, d’engagement et de responsabilité. »


Blaise Tchetchao, Directeur général de l’Agence de Sauvegarde de la Culture des Montagnes, a mis en avant la vision de son institution :

« Notre mission est de transformer le potentiel culturel des Montagnes en un véritable outil de développement. La culture doit être considérée comme un levier stratégique, au même titre que les autres secteurs. »


Il a ajouté :

« Cet atelier est un point de départ. Il permettra de documenter, de valoriser et de protéger nos pratiques culturelles, afin de les transmettre aux générations futures. »


Les travaux ont été animés par Dr Paul Akogni, facilitateur national, membre du Réseau global des facilitateurs pour la mise en œuvre de la Convention 2003 de l’UNESCO. Il a guidé les participants dans la maîtrise des concepts clés du PCI, la compréhension des mesures de sauvegarde et la conduite d’un processus d’inventaire.


Le samedi 11 avril dernier, dernier jour de la session, a marqué la fin de l’atelier.

 Les participants ont reçu chacun une attestation de formation, symbole de reconnaissance et d’encouragement à poursuivre la mission de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel immatériel.


Au-delà de la formation technique, l’atelier a mis en lumière l’importance de la culture comme socle de cohésion sociale et levier stratégique de développement local. Les participants ont été invités à traduire les connaissances acquises en actions concrètes sur le terrain, afin de documenter, valoriser et protéger les pratiques culturelles des Montagnes.


Cet atelier marque un tournant dans la gouvernance culturelle locale. Il préfigure une dynamique où les communautés deviennent les véritables gardiennes de leur patrimoine, en partenariat avec les institutions. Dans un contexte de mondialisation et de fragilisation des pratiques endogènes, cette approche apparaît comme une réponse stratégique pour préserver l’identité et transmettre les savoirs aux générations futures.

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