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L’A.M.M.L dénonce une cabale orchestrée contre ses membres par des manœuvres ciblées de la SBEE et de l’Apemal

Par LTC Admin - 13/08/2026
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Secteur des moulins au Bénin  

L’A.M.M.L dénonce une cabale orchestrée contre ses membres par des manœuvres ciblées de la SBEE et de l’Apemal


Cotonou, août 2026 — Une situation préoccupante secoue actuellement le secteur des moulins. L’Association des Promoteurs de Moulins, Meuniers et Assimilées du Littoral (A.M.M.L), présidée par Samuel Adjanohoun, dénonce une série d’agissements qu’elle qualifie de cabale organisée contre ses membres. Selon le président, plusieurs meuniers affiliés à l’association subissent depuis plusieurs semaines des contrôles répétitifs et ciblés de la Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE), au point de perturber leurs activités quotidiennes.


DES PRATIQUES ASSIMILÉES À UN DÉBAUCHAGE DÉGUISÉ  

Ces visites incessantes, parfois trois fois par jour, seraient accompagnées de pressions visant à pousser les meuniers à quitter l’A.M.M.L pour rejoindre une autre structure concurrente, l’Apemal, qui chercherait à imposer sa grille tarifaire et à s’arroger le monopole du secteur. Selon les témoignages recueillis auprès des membres de l’A.M.M.L, certains agents de la SBEE auraient laissé entendre que les meuniers non affiliés à l’Apemal seraient davantage exposés à des contrôles et à des sanctions. Dans un milieu majoritairement composé de travailleurs peu alphabétisés, ces menaces créent un climat de peur et de confusion. « C’est un système de débauchage qui ne dit pas son nom », déplore le président Adjanohoun, qui rappelle que son association, créée en 2021, est la première à avoir structuré le secteur des moulins dans le Littoral.


UNE DIVERGENCE TARIFAIRE À L’ORIGINE DU CONFLIT  

Le différend entre les deux associations porterait notamment sur la grille tarifaire de l’écrasement. L’A.M.M.L avait proposé, il y a moins de six mois, un tarif de 75 francs CFA, jugé raisonnable et adapté au pouvoir d’achat des populations. L’Apemal, pour sa part, souhaiterait imposer un tarif de 100 francs CFA, ce que l’A.M.M.L considère comme excessif et contraire à l’esprit de solidarité qui doit prévaloir dans le secteur. « Nous avons choisi d’aller pas à pas, pour ne pas pénaliser la population », explique le président Adjanohoun, qui accuse ses détracteurs de vouloir instaurer un monopole au détriment de la libre concurrence et de la justice sociale.


UN APPEL À L’ÉTAT POUR RÉTABLIR L’ÉQUITÉ  

Face à cette situation, l’A.M.M.L appelle les autorités compétentes à intervenir pour garantir un traitement équitable à tous les acteurs du secteur. L’association estime que la SBEE, en tant qu’entreprise publique, doit agir dans le respect du principe d’égalité et éviter toute forme de ciblage ou de favoritisme. Elle demande également que les contrôles soient menés de manière uniforme sur l’ensemble du territoire, et non orientés vers une seule catégorie de meuniers.


UN COMBAT POUR LA DIGNITÉ ET LA JUSTICE  

Pour l’A.M.M.L, cette cabale vise à fragiliser une structure qui s’est imposée comme un acteur de référence dans la défense des intérêts des meuniers. L’association réaffirme sa légitimité et son engagement à œuvrer pour un secteur organisé, transparent et respectueux des lois de la République. « Nous sommes dans un pays de droit », conclut le président Adjanohoun, « et nous ne céderons pas face aux intimidations. »

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